Une conférence nationale sur le nouveau dispositif de l’emploi lié à la PME-PMI se tiendra en 2009, a déclaré hier le SG de l’UGTA, lors d’une cérémonie organisée au siège de la Centrale syndicale. Le principe de l’organisation de cette conférence avait été arrêté avant-hier à l’occasion d’une rencontre ayant regroupé au siège du ministère du Travail le ministre de tutelle, les présidents des organisations patronales ainsi que le SG de l’UGTA. Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Selon un communiqué rendu public par le département du travail et de la sécurité sociale, «cette rencontre a permis de passer en revue un nombre de questions touchant au monde du travail, notamment l’état d’avancement». Il s’agit «de l’élaboration du rapport d’évaluation du pacte national économique et social et de l’avant-projet de code de travail». «Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation des rencontres tripartites sur ces deux dossiers», a-t-on indiqué. Pour Abdelmadjid Sidi Saïd, «les participants à cette conférence nationale sur l’emploi avanceront des propositions qui seront débattues avec tous les acteurs concernés». Sur la base des recommandations de cette rencontre, il sera fixé la nouvelle politique d’emploi liée à la PME et la PMI. Cet objectif assigné par le département du travail et de la sécurité sociale serait étroitement lié, dit-on, au futur code de travail que le gouvernement veut voir opérationnel en 2009. Dans cette optique, le premier responsable de la Centrale syndicale a ajouté que «le futur code du travail doit intervenir dans le cadre du respect des droits sociaux des travailleurs». Vraisemblablement, le département du travail et de la sécurité sociale, en s’engageant sur les deux fronts (emploi et code du travail), compte se prémunir contre toutes «oppositions» venant de ses principaux partenaires. Il s’agit, en effet, des signataires du pacte national économique et social, en l’occurrence l’UGTA et la coordination patronale. De ce fait, il est attendu en 2009 une évaluation du pacte national économique et social, dont les résolutions finales auront lieu à l’occasion d’une tripartite. Il n’en demeure que pour les signataires de ce pacte, notamment du côté patronal, «l’exigence de sa révision est aujourd’hui une nécessité». A ce propos, Mohamed Saïd Naït Abdelaziz, président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), a fait part de son vœu d’évaluer et de corriger le document portant pacte économique et social adopté en septembre 2006. «Nous voulons que ce document soit rediscuté», a souhaité M. Naït Abdelaziz, pour qui «le dialogue social a marqué le pas au lendemain de la conclusion du pacte». Un an et demi après sa conclusion, le président de la CNPA juge que «les décisions prises par le pacte ne se concrétisent pas sur le terrain ». Les entreprises, PME principalement, continuent de faire face aux mêmes problèmes d’accès au foncier, au financement, à la mise à niveau et à la lutte contre l’informel, estime la CNPA. Pour sa part, le président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), Boualem M’rakech, trouve que toutes les dispositions prises précédemment «n’ont pas donné les résultats escomptés». Revendiquant une réelle prise en charge par les pouvoirs publics de la question de la mise à niveau, M. M’rakech dit «ne pas comprendre les réticences des banques pour la demande d’une bonification, telle que demandée par les patrons lors de l’accord de signature de la mise à niveau des 1 500 entreprises dans le cadre ED PME». Et d’ajouter : «Ailleurs, c’est le Trésor public qui finance la mise à niveau.» S’appuyant sur les expériences marocaine et tunisienne, le président de la CAP estime que l’ouverture économique de l’Algérie n’est pas maîtrisée et devrait, de ce fait, se faire non sans des mesures d’accompagnement pour les entreprises. A. B.
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