lundi 06 octobre 2008
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Actualités : APRÈS UNE RELATIVE ACCALMIE
Les prix des fruits et légumes flambent


Après la saignée du mois de Ramadan, les consommateurs n’en ont pas fini avec la flambée des prix des fruits et légumes.
F.-Zohra B. - Alger (Le Soir) - Au lendemain de l’Aïd et en dépit d’une accalmie constatée lors des derniers jours du Ramadan, les tarifs affichés ont connu une envolée vertigineuse dans les différents marchés de la capitale. Jusqu’à hier, aucune baisse n’a été enregistrée au grand désarroi des consommateurs, dont le porte-monnaie a été soumis à rude épreuve après les emplettes nécessaires du Ramadan et de la rentrée scolaire. «Les légumes valent maintenant l’équivalent de leur pesant d’or», commentera une dame devant l’étal d’un marchand de légumes de la capitale. Elle fera allusion au prix de la tomate qui varie entre 80 et 120 DA, c'est-à-dire bien au-dessus du pouvoir d’achat des petites bourses. Le prix de la courgette n’est pas descendu en-dessous de 60 DA alors que la carotte est proposée à 40 DA et les poivrons à 80 DA. De même pour la laitue qui est à 80 DA. La pomme de terre, pourtant largement consommée par les Algériens, son prix a atteint les 40 et 50 DA. «Combien devrons-nous payer le contenu de notre couffin? » s’interroge un sexagénaire qui s’est tout de même résigné à acheter cinq kilogrammes de pommes de terre nécessaires au repas familial. Il a aussi dû mettre dans son couffin des courgettes, des carottes et de la laitue contraint à réduire considérablement les quantités de légumes. Par ailleurs, les rares fruits disponibles hier ont vu leurs prix augmenter en moyenne de 30 DA. Plus loin, chez le marchand de volaille, si l’étal est achalandé, les prix donnent des hauts-le-cœur. Beaucoup s’en éloignent en entendant le marchand évoquer le prix de la volaille fortement consommée et qui a atteint 330 DA le kilogramme. Toutefois, les marchés n’étaient pas encore hier suffisamment approvisionnés en fruits et légumes après la fête de l’Aïd. Ce qui a fait espérer à beaucoup de consommateurs une baisse des tarifs dans les prochains jours. De même pour le pain, devenu une denrée rare au cours des dernières 72 heures. C’est ainsi que de longues queues se sont formées à l’entrée des boulangeries de la capitale qui avaient du mal à répondre à la demande des consommateurs.
F.-Z. B.

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