Culture : MUSIQUE ARABO-ANDALOUSE
Sid-Ahmed Serri écrit ses mémoires


Le maître de la musique araboandalouse Sid-Ahmed Serri vient d’entamer l’écriture de ses mémoires. Une initiative qui vient à point nommé d’autant que le maître, accumulant autant de savoir que d’expérience, avait mûri l’idée depuis plusieurs années. Ainsi, il aura beaucoup à dire sur une vie pleine d’histoires quant à une musique qu’il a affectionnée depuis sa tendre jeunesse.
C’est dire que cette contribution, une fois réalisée, renseignera, à coup sûr, sur la richesse d’un art dont nombre de ses tenants sont morts dans l’ anonymat. Sid-Ahmed Serri, qui a inlassablement œuvré pour la sauvegarde et la promotion de la musique arabo-andalouse, n’a jamais, à la faveur de son dévouement, cessé de s’efforcer pour que ce patrimoine lyrique demeure vivant pour les générations à venir. Collaborant dans plusieurs journaux par des articles traitant de la vie et l’œuvre de maîtres de la musique classique algérienne, Sid-Ahmed Serri a aussi à son actif le diwan des textes de la musique classique algérienne et plusieurs disques de chant. Toutefois, il déplore la nonprise en charge de ses enregistrements représentés en 46 CD regroupant pratiquement tout le patrimoine musical arabo-andalou. Un engagement pris à son corps défendant mais qui sommeille, pour l’heure, dans des tiroirs alors que la commercialisation de ces CD pourrait, sans aucun doute, être profitable pour la perpétuation des noubas chères à Mohamed Sfindja surtout que nombre de pièces musicales ont disparu avec leurs détenteurs. Sid-Ahmed Serri, qui a 82 ans aujourd’hui, montre beaucoup d’entrain pour la transcription de sa propre monographie qui ne peut s’accomplir sans l’évocation de plusieurs autres acteurs, ceux-là mêmes qui ont façonné l’histoire de la musique classique algérienne. Et ce sera là toute la magnificence, une fois terminé, du mémorandum du maître Serri qui, à travers ses réminiscences, offrira aux lecteurs le loisir de découvrir autant de personnages que de faits qui viendront, vraisemblablement, rajouter au puzzle les pièces ayant toujours manqué. Il est toutefois souhaitable que le travail de Sid-Ahmed Serri, une fois achevé, suscite l’émulation chez d’autres personnalités musicales. De cette manière, l’authenticité de notre histoire culturelle sera rapportée par ses acteurs eux-mêmes aux fins d’exclure toute appréhension à même de déprécier leur itinéraire musical.
M. Belarbi



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/10/06/article.php?sid=74065&cid=16