Actualités : BENBOUZID :
«Je défendrai les salaires des enseignants»


Le ministre de l’Education nationale a organisé hier une cérémonie à l’occasion de la Journée internationale de l’enseignant, célébrée le 5 octobre de chaque année. Une date très symbolique pour l’Algérie qui commémore les événements du 5 Octobre 1988. Boubekeur Benbouzid a rendu hommage à la famille de l’éducation pour les efforts fournis et a réaffirmé son engagement à se battre pour leur cause.
Celle des salaires particulièrement, sur laquelle s’est attardé le premier responsable du secteur, en se félicitant d’abord de l’adoption du nouveau statut de l’enseignant. «Maintenant que l’enseignant a un statut, je ferais tout mon possible pour lui arracher plus de droits et un salaire plus conséquent», a-t-il déclaré à un parterre d’enseignants conviés à cette cérémonie qui a eu lieu à la Bibliothèque nationale d’El-Hamma. Malgré les critiques émises par les syndicats autonomes sur le contenu du statut particulier, qu’ils jugent plus répressif que bénéfique, le ministre martellera que ce document apportera des changements importants à la situation socioprofessionnelle des enseignants. Il a réaffirmé, par ailleurs, que le projet du statut particulier a été élaboré avec les différents syndicats du secteur de l’éducation. Faut-il rappeler que les syndicats autonomes ont certes reçu le document en question, mais un délai de 48 heures seulement leur a été accordé pour formuler leurs propositions. Les suggestions de ces syndicats n’ont pas été prises en compte par le ministère, la mouture adoptée restant celle proposée par la tutelle, en collaboration avec quelques syndicats satellites. En cette journée où est rendu hommage à l’enseignant, il est utile de signaler la répression dont sont l’objet depuis plusieurs mois les enseignants contractuels. Certains sont partis enseigner dans les coins les plus reculés de l’Algérie, au moment où sang et haine régnaient dans le pays. M. Benbouzid a observé une minute de silence à la mémoire de ceux assassinés pendant les années de terrorisme. Cependant, il ne souffla mot sur les enseignants réprimés par les forces de l’ordre, emprisonnés et humiliés pour avoir osé s’approcher de son département afin de demander audience. C’est ce témoignage que la famille de l’éducation attendait de cette commémoration de la Journée internationale de l’enseignant, mais le ministre a choisi de rendre hommage à des directeurs de l’éducation partis en retraite. Des téléviseurs leur ont été offerts en guise de cadeaux.
R. M.



Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/10/06/article.php?sid=74044&cid=2