mardi 07 octobre 2008
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Actualités : CRÉATION DE LA PME ET RELANCE DE L’EMPLOI
L’UGTA veut mobiliser l’épargne des travailleurs


Dans la perspective de la prochaine mise en œuvre du FSIE, fonds de soutien à l’investissement pour l’emploi, l’UGTA, maître d’œuvre avec le concours d’autres partenaires institutionnels de ce projet, entame une série de rencontres explicatives sur les objectifs et l’impact de ce dispositif (FSIE), consacré à la promotion et à la préservation de l’emploi par la mobilisation de l’épargne et l’actionnariat des travailleurs, à travers lequel la Centrale syndicale se dit vouloir «traduire sur le terrain le principe de solidarité syndicale qu’elle a toujours défendu».
Une première réunion du genre a été organisée par les responsables du FSIE et l’union de wilaya UGTA de Tizi-Ouzou, dimanche dernier, au siège de la direction générale de l’Eniem, situé à Tizi-Ouzou, en présence de dirigeants de diverses entreprises, accompagnés de délégués des conseils syndicaux. Les conférences animées par, notamment, le directeur général du FSIE et des experts, visent, outre la vulgarisation de ce concept (voir notre édition du dimanche 5 octobre), à susciter l’adhésion des syndicalistes et dirigeants des entreprises présents, en constituant des relais de cette initiative auprès des travailleurs, qui seront appelés à constituer la masse des souscripteurs et les actionnaires potentiels en matière de création de PME/PMI ou de prise de participations au sein d’entreprises déjà existantes. La visée est double, suivant les arguments présentés par les conférenciers. Il s’agit, d’abord, de préserver les emplois existants et d’aider à la création d’autres, expliquent les porteurs de ce projet, qui ne cachent pas leur ambition de constituer un adjuvant, voire même une alternative, aux autres instruments publics destinés à la création et à la promotion de l’emploi, qui, a-t-on estimé, lors de cette rencontre, ont montré leurs limites, et ce en dépit de l’importance des fonds engagés par l’Etat qui a investi durant ces dernières années près de 50 milliards de dinars pour seulement 2 % d’emplois créés. L’autre argument est que les travailleurs souscripteurs auront à s’engager dans un partenariat gagnantgagnant, puisque le fonds est perçu comme un moyen de sensibilisation et de mobilisation de l’épargne collective qui profitera aux travailleurs qui auront, à long terme, à le faire fructifier grâce à l’investissement qui en sera fait et moyennant aussi certains avantages consentis dans le cadre de ce dispositif et de l’apport de ces partenaires institutionnels. Les responsables du FSIE et leurs partenaires syndicaux de l’UGTA fondent leur optimisme sur la réussite d’une expérience similaire québécoise menée par une centrale syndicale du Canada durant les années 1980. En 25 ans, expliquera Michel Dorion, expert juridique au fonds FTQ (Québec/ Canada), ce sont 150 000 emplois qui ont été créés grâce à l’apport de 2 000 partenaires et à la levée de près de 800 millions de dollars d’actifs.
S. A. M.

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