mardi 07 octobre 2008
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Actualités : TIZI-OUZOU
Sit-in des enseignants vacataires «recalés» à l’examen de PCEF


Les enseignants «recalés» à l’examen de professeur certifié de l’enseignement fondamental continuent leur mouvement de protestation contre leur élimination arbitraire du concours qui s’est déroulé le 19 juillet dernier.
Ils étaient, ce lundi 6 octobre, peu nombreux, une vingtaine, au sit-in tenu devant la Direction de l’éducation mais déterminés à faire aboutir leur demande d’annulation de l’examen entaché, selon eux, d’irrégularités. En dépit de la rumeur leur faisant miroiter une solution en vue, distillée peut-être pour désamorcer le mouvement, les intéressés campent sur leur position en attendant de vérifier concrètement la chose, estimant, par ailleurs, qu’il s’agit, en tout état de cause, d’une question de principe visant à ce que pareille situation ne se renouvelle plus à l’avenir. Parmi les anomalies signalées par ce groupe, dont les membres cumulent plusieurs années d’expérience avec des contrats de durée variable, figurent le refus de communiquer le barème de l’examen et les notes obtenues par chacun des candidats ainsi que, et surtout, la non-prise en compte des attestations de travail et des contrats allant d’une année les premiers temps, à trois mois renouvelables par la suite, qui sont essentiels à la notation des intéressés. L’élimination de ces pièces, pouvant faire la différence entre les anciens, expérimentés, et les nouveaux, aurait été faite de manière délibérée au niveau du service des examens dans le but de priver les enseignants sur poste de la bonification de cinq points et d’autres notes d’appréciation dans le courant de leur fonction. En effet le barème de notation, que les postulants découvriront grâce à l’aide des syndicalistes, accorde 18 points sur 20 à l’étude des dossiers et 2 points à l’oral. De ce point de vue, et sachant que le ministère bonifie l’ancienneté de 5 points, il leur semble mathématiquement impossible d’être écartés au profit des nouveaux, dont beaucoup ont été leurs élèves. Ces postulants lésés, dont une délégation a été reçue dans l’après-midi par le DE, affirment avoir été reçus auparavant par le président de l’Assemblée populaire de wilaya qui aurait appuyé leur demande auprès du wali et du DE. Des députés de la région auraient également pris leur affaire en main en intervenant auprès du ministre de l’Education. Forts de leurs diplômes, de leurs expérience et ancienneté, allant de 5 à 8 ans, et s’inscrivant dans la légalité, ils ne sont pas contre le concours, ils s'élèvent, en revanche, contre les magouilles et les manœuvres dilatoires visant à les priver d’une possibilité de titularisation.
B. T.

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