La wilaya a bénéficié, dans le cadre des projets de proximité du développement rural intégré (PPDRI), d’une autorisation de programme (AP), pour la période 2007/2008, de l’ordre de 255 000 000 DA, et ce, pour l’inscription de dizaines d’opérations au profit de l’ensemble des communes. C’est ce qui ressort du rapport de la Direction des services agricoles, débattu, par ailleurs, lors du dernier conseil de wilaya. Dans le rapport en question, il est indiqué que «ces opérations n’ont pas réussi à créer des activités économiques et des postes d’emplois durables». «Le but principal du PPDRI est l’amélioration des conditions de vie des populations rurales», est-il mentionné. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, et ce, durant ces deux années, la DSA a enregistré l’inscription de 24 opérations, un bilan dérisoire au vu du caractère agricole de la wilaya et du fait que l’ensemble des communes sont quasiment rurales. Pis encore, il y a lieu de noter que sur les 24 projets inscrits, un seul a été achevé, et un autre en cours de réalisation. Les autres sont en phase d’étude ou de consultation, démontrant par ailleurs que la Direction des services agricoles est à mille lieux des attentes des populations qui vivent dans la disette et le dénuement. Concernant le premier semestre de l'année au cours, le rapport fait ressortir, sans se référer aux 24 projets déjà mentionnés, prêtant, cependant, à confusion, et ce à dessein, la finalisation de 65 projets de proximité intégrés, touchant 12 295 familles qui vivent dans 57 mechtas. Alors qu’à bien étudier les chiffres, ce sont seulement 20 projets qui ont eu l’aval du wali, les 45 autres attendent encore son approbation. Au chapitre des propositions, la DSA admet implicitement l’échec du PPDRI dans la wilaya. «Le programme de développement rural intégré a connu des perturbations dès son amorce, et ce, à cause de la non-installation des cellules d’animation à temps, du manque de moyens au niveau des communes, particulièrement le volet concernant l’équipement informatique nécessaire, la non-couverture du système informatique afférent à toutes les structures concernées », est-il écrit. Et pour y remédier, rien n’a été fait au cours de ces trois années, sachant que le PPDRI a été institué à la fin de l’année 2006. C’est plutôt l’immobilisme qui a prévalu. Cependant, pour un décollage effectif du PPDRI, la DSA préconise plusieurs actions dont la réanimation des cellules d'animation des communes ainsi que la désignation d’un coordinateur pour lesdites cellules au niveau de chaque commune, la dotation de chaque APC d’un micro-ordinateur, la finalisation de l’installation des commissions au niveau des daïras, inventorier l’ensemble des actions à réaliser et, en sus, la désignation des partenaires et des bénéficiaires et inviter les organismes financiers à assister et accompagner les porteurs de projets», est-il précisé dans le même rapport. Un autre aveu d’échec patent et une autre manière de dire que le travail qui incombait à la Direction des services agricoles n’a pas été concrétisé et mené à terme, et ce, depuis le début 2007. Quoi qu’il en soit, cette fuite en avant pénalise, au premier plan, les jeunes chômeurs à la recherche d’un emploi dans les zones rurales qui manquent cruellement de tout, puis incite les populations rurales à rallier les villes déjà surpeuplées en accélérant, particulièrement, la désertion de nos campagnes. Daoud Allam
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