mardi 07 octobre 2008
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Culture
Contribution
 
 
Nos archives en HTML
 

Sports : FOOTBALL
HADDADJ CONTINUE DE MENER SA POLITIQUE DE L’AUTRUCHE
Le long bal des Mohicans


Au sortir d’une réunion marathon, l’actuel patron de la FAF lance un autre pavé dans sa mare. «On attend que le TAS motive ses dernières décisions. Sur la base de ces motivations, nous prendrons une décision finale qui prenne en compte les intérêts de toutes les parties dont le RCK, et clore définitivement ce dossier.» Qui dit mieux ?

Le lendemain, après les folles rumeurs nuitardes, une première annonce est rendue publique par l’agence nationale d’information APS, citant une source proche de la fédération concernant la mise de fin de fonction du président de la Ligue nationale, Ali Malek, et la mise en place d’une commission dite ad hoc chargée de gérer les championnats nationaux de première et seconde division. Une décision pour le moins loufoque tant sur le plan de la forme que celui du fond. Le président de la Ligue nationale qui n’est pas, faut-il le souligner, innocent dans ce qui se passe au sein de la scène footballistique nationale, est d’abord en fin de mandat. Il a organisé l’AG ordinaire qui lui a accordée son quitus concernant le bilan moral et financier. Son départ était attendu et par ses souteneurs et par ses adversaires dont des membres de la fédération, le vice-président Mohamed Khelaïfia en premier, qui tentaient vaille que vaille d’avoir la main basse sur la gestion des compétitions et de la commission de désignation des arbitres. Sur le fond, cette mise de fin de fonction est antiréglementaire puisque l’article 14 des RG fondateurs de la LNF évoque la constitution d’une commission ad hoc qui serait l’émanation de la ligue et non pas de la fédération. La Ligue nationale dépend des voix des clubs de première et seconde division, membres à part entière de la composante de l’AG. La fédération a agi en ce sens en toute illégalité même si statutairement parlant, le lancement de la structure de gestion des compétitions (LNF) est de son ressort, son produit dérivé en fait. Cela dit, si aujourd’hui, le BF de Hamid Haddadj décide de couper les ponts sous les pieds de son allié d’hier, c’est qu’il a de bonnes raisons. Pas spécialement celles liées à ce dossier «Khelidi» né d’une dérive que la ligue a cautionné dès le départ pour en faire une bombe à retardement. D’ailleurs, le conflit en sourdine entre les deux principaux gestionnaires du football national, Malek-Haddadj, n’est pas près de se consumer. Hier, aussitôt l’information de sa mise de fin de fonction parvenue à son QG, le patron du championnat aux trêves multiples et des mises à jour a réagi en appelant le président de la FAF. Les échanges de salamalecs entre les deux hommes ont laissé, selon des témoignages très au fait du désordre footballistique, apparaître des lendemains porteurs de nouveaux scandales.

Le dribble de Djiar
C’est au ministère de la Jeunesse et des Sports que les regards étaient braqués hier, pendant toute la journée. Le dossier remis dans la matinée par le «facteur» de la fédération concernant l’affaire RCK-FAF était tellement léger que les responsables du MJS avaient peur de l’égarer. Surtout que le calendrier du ministre, Hachemi Djiar, ne prévoyait pas un tel rendez-vous. Selon des informations concordantes, le fameux résumé adressé par la fédération algérienne a été «lu» par des conseillers du ministre ainsi que par quelques privilégiés parmi les directeurs centraux du MJS. «Lu» mais pas approuvé en ce sens qu’aucune réponse n’a été fournie au coursier venu de Dely-Ibrahim. A l’heure où nous mettons sous presse, aucun communiqué n’est venu étancher notre soif de la justice, même celle agissant de nuit, et de l’information. Le site de la FAF sur lequel Haddadj a promis, dimanche soir, de publier le compte-rendu de la réunion du 5 octobre était resté muet sur la question. La promesse de Haddadj aura buté sur des ingérences dont la forme n’a rien à voir avec le ballon rond.
M. B.

Nombre de lectures : 684

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site