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Nos gouvernants cultivent le travers de faire pourrir les
choses au lieu de les faire mûrir. En d’autres termes, ils ne capitalisent
pas les expériences, faute de les accumuler. Ce faisant, ils croient pouvoir
durer en maintenant advitam eternam le statu. De leur point de vue, la logique
est impeccable : pourquoi changer quoi que ce soit si aucun besoin de changement
ne s’exprime ? A l’exception des «jacqueries» et autres émeutes qui
explosent ici et là contre les coupures de courant, les distributions de
logements sociaux jugées inéquitables, l’absence d’écoles ou de routes,
le front social paraît plutôt calme.
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