
Régions : L’UGTA POURSUIT SA PURGE Le responsable de l’union territoriale d’Amizour suspendu
Après la suspension le mois d’avril dernier de trois syndicalistes, à savoir Aïdli Tarik, chargé à l’organique du bureau de l’union de Béjaïa, Bekkouche Malek et Mazi Mahmoud, respectivement président et membre du bureau du Sete pour leurs déclarations, pour rappel, qualifiant le dernier congrès de la Centrale syndicale «d’antidémocratique», les responsables de l’union de wilaya UGTA ont décidé de suspendre de «toute activité syndicale» le secrétaire général de l’union territoriale d’Amizour, Boualem Chaouli. A en croire ce dernier, que nous avons rencontré dimanche dernier, il lui est reproché «ses positions visant à déstabiliser l’organisation au niveau local». Le syndicaliste d’Amizour qui conteste les accusations du bureau de wilaya explique cette mise à l’écart par «un règlement de compte planifié depuis les élections législatives de 2007 lorsque l’union d’Amizour avait refusé de soutenir une liste de syndicalistes». «Après deux tentatives avortées pour me destituer par la base syndicale d’Amizour, on utilise aujourd’hui un pouvoir bureaucratique d’une instance illégale, dont le mandat a expiré il y a 16 mois, dans le seul but de liquider un courant combatif et revendicatif au sein de notre organisation localement», se défend encore Boualem Chaouli, qui s’indigne, dans une déclaration de dénonciation appelant à un rassemblement mercredi prochain devant le siège de l’UGTA de Béjaïa, que «cet acte intervienne à l’occasion d’une date hautement symbolique, à savoir le soulèvement populaire du 5 Octobre 1988 en faveur de la démocratie et pour mettre surtout fin à ce genre d’injustice». A. K.
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