
Actualités : APN Présentation du projet de loi de finances 2009
Karim Djoudi a présenté, hier, le projet de loi de finances et du budget de l’année 2009. Lors des débats, les députés se sont montrés très critiques envers le gouvernement. Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - L’Assemblée populaire nationale a entamé, hier, l’étude en plénière de la loi de finances et du budget de l’année 2009. Cet événement, l’un des plus importants de la session parlementaire, a débuté par la présentation du texte par le ministre des Finances. «En 2009, le budget de l’Etat continuera par se caractériser par une forte sollicitation de crédits de paiement pour la couverture financière, aussi bien du fonctionnement des institutions de l’Etat que des investissements publics en cours. Cette forte sollicitation du budget de l’Etat se traduira, comme pour les exercices, par des déficits budgétaires et du Trésor prononcés, en référence à leurs ratios par rapport au PIB», a indiqué Karim Djoudi. Selon lui, les équilibres budgétaires «demeurent aujourd’hui soutenables, grâce aux disponibilités du Fonds de régulation des recettes». «Les disponibilités du Fonds de régulation des recettes, arrêtées au 14 juillet 2008, s’élèvent à 4362,8 milliards de dinars, niveau couvrant près d’une fois et demie les déficits prévisionnels du Trésor pour l’exercice en cours et pour 2009», a tenu à rassurer Djoudi. Notons que la loi de finances et du budget 2009 a été élaborée sur la base d’un prix de référence fiscal du baril de pétrole brut à 37 dollars US et d’un taux de change à 65 DA pour un dollar US. Lors de la séance des débats, les députés ont formulé de vives critiques à l’encontre du gouvernement. La taxe sur les véhicules neufs, instituée par la loi de finances complémentaire de l’année 2008, figure en tête des griefs contre l'exécutif. La majorité des intervenants, toutes tendances politiques confondues, a exigé la levée de cette disposition fiscale. Abdelhamid Si Affif, député FLN de Mostaganem, a indiqué qu’il compte déposer un amendement pour revoir à la baisse cette taxe. «J’envisage d’introduire un amendement afin que cette taxe soit ramenée à 1% de la valeur réelle du véhicule. Il est inconcevable que des véhicules de petite cylindrée soient taxés à des taux aussi élevés», a souligné Si Affif. Certaines informations font état de l’introduction de plusieurs amendements pour l’abrogation ou la modification de cette disposition. De son côté, Mohamed Khendek du RCD a dénoncé l’absence de présentation d’une loi de règlement budgétaire pour les exercices précédents. «Que restera- t-il à débattre de ce projet de loi de finances 2009 si, aujourd’hui, les rôles sont inversés. L’APN, institution de contrôle et de législation, est devenue une chambre d’enregistrement. Quelle place pour la bonne gouvernance, si le contrôle des finances publiques n’est pas fait par l’Assemblée populaire nationale?» a relevé le député RCD. Rezgui Mohamed Salah du FLN a abondé dans le même sens en insistant sur le fait qu’il «est impossible d’étudier une loi de finances dans de telles conditions». Notons que les débats autour de ce texte se poursuivront jusqu’à demain et qu’ils seront suivis par les réponses des membres du gouvernement. T. H.
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