Les enseignants contractuels, qui ont observé une grève de la faim de plus d’un mois en juillet dernier, reviennent à la charge et menacent de reprendre la protestation dès la semaine prochaine. Rosa Mansouri - Alger (Le Soir) - C’est ce qui a été déclaré hier, dans un communiqué du Conseil national des enseignants contractuels. Ce dernier se réunira dimanche pour mettre en place un programme d’actions afin de dénoncer l’attitude de la tutelle et faire valoir leurs revendications. La grève de la faim illimitée semble la voie choisie par ce collectif d’enseignants qui, devant le refus du ministère de l’Education nationale de trouver une solution définitive au problème des enseignants contractuels, adopte la protestation la plus radicale. La grève de la faim est annoncée pour la fin du mois en cours. Les portestataires dénoncent le comportement de la tutelle, notamment après la rencontre qui les a regroupés avec les responsables du secteur où des promesses leur ont été faites. «Le ministère n’a pas tenu ses engagements concernant le renouvellement des contrats des contractuels grévistes», s’insurge-t-on dans le communiqué, tout en signalant aussi qu’«aucune revendication discutée n’a été prise en compte». Les enseignants contractuels, qui ont participé au concours du MEN, se disent être scandalisés par le fait que les années d’enseignement n’aient pas été comptabilisées et qui constituent le bonus de cinq points promis par le ministère. Adopté par le Conseil de gouvernement il y a une dizaine de jours, le statut particulier de l’enseignant est également rejeté par les enseignants contractuels, qui estiment que «des mesures sévères ont été adoptées». Des mesures coercitives ont été ajoutées à la nouvelle mouture qui ont pour principal objectif de museler la liberté d’expression et d’action au sein de la famille de l’éducation. Un constat sur lequel se sont attardés plusieurs syndicats, qui promettent de rebondir sur la question et demander des clarifications sur l’article 51 du nouveau statut de l’enseignant. R. M.
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