
Actualités : DEUX AUTRES DÉCÈS AU QUARTIER BARDO À CONSTANTINE La malédiction
Au moins deux autres personnes ont trouvé la mort, hier, au vieux quartier Bardo à Constantine suite à l’effondrement partiel du lycée Tayeb-Lokbi, peu après l’entame de sa démolition par l’une des entreprises en charge de l’opération de désintégration du site. Encore une fois, il s’agit d’employés affectés à ce chantier par ladite entreprise et dont l’un serait un sous-traitant, propriétaire du matériel utilisé dans la démolition du lycée, Omar Hallab, la cinquantaine en l’occurrence. En fin d’après-midi, ce dernier se trouvait encore sous les décombres, éparpillés sur un périmètre qui fait environ 10 mètres sur 50. Un drame qui a fait également une dizaine de blessés, recensés parmi les intervenants aux côtés des éléments de la Protection civile. Il s’agit de trois policiers qui encadraient l’opération, de deux employés de l’entreprise et de quatre autres citoyens dont une femme et sa fillette. En fait, personne n’a pu donner un chiffre précis, s’agissant du nombre exact des blessés, tant les citoyens ont accouru au secours des victimes avant même l’intervention des pompiers. Les agents de la Protection civile ont fait appel à la brigade canine, dépendant de la sûreté de wilaya, afin de repérer la victime ensevelie sous les décombres. Cette catastrophe, qui intervient une vingtaine de jours, après un accident similaire, qui avait coûté la vie à deux autre employés d’une autre entreprise à la mi-Ramadan, aurait pu avoir des conséquences plus graves, puisque la veille, le wali de Constantine a recouru à la force publique pour «déloger» pas moins de 70 familles qui occupaient le site. Les services de la wilaya n’ont, eux, évoqué qu’une vingtaine de familles soupçonnées de vouloir profiter de la situation, pour faire partie des bénéficiaires du recasement, alors que les services de l’ordre ont recensé un chiffre plus important. Au moment où nous mettons sous presse, le corps de la deuxième victime n’a toujours pas été retrouvé alors qu’on appréhende un bilan plus lourd, puisque des enfants se trouvaient sur les lieux, peu de temps avant le drame. K. G.
|