L'impact de la crise financière actuelle qui affecte les pays développés sera «limité sur des économies comme celle de l'Algérie». C’est ce que le ministre des Finances, Karim Djoudi, a souligné hier à Washington, lors des assemblées annuelles du groupe de la Banque mondiale et du FMI.
«Conjuguée à la poursuite des reformes engagées et à la gestion financière prudente observée jusque-là, l'économie algérienne est dans une position qui la met à court terme à l'abri de ces turbulences », a explique M. Djoudi. Dans son intervention en présence des dirigeants du FMI et de la BM, le ministre des Finances a mis l'accent sur les retombées de la crise financière conjuguées aux tensions sur les produits alimentaires, sur les pays à faibles revenus qui subissent des chocs sur leur balance de paiement et leur budget. Karim Djoudi a ainsi insisté sur la nécessité d’ouvrer à mettre en place un nouveau système monétaire et financier international à la lumière de ces événements, estimant que la BM et le FMI devraient adapter leur organisation, leurs procédures et leurs moyens pour leur permettre plus d'anticipation et de se mettre en position pour aider efficacement les pays à accroître leur capacité de résistance à ces crises et donc repenser leur approche en matière de réforme financière.
C. B. / APS
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