dimanche 12 octobre 2008
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Régions : PORTES OUVERTES SUR LES ASSURANCES AGRICOLES À BOUIRA
Sous le signe du développement durable


La Caisse régionale de la mutualité agricole (CRMA) organise du 6 au 14 octobre courant des journées portes ouvertes sur les assurances.
Le directeur Brahim Azzoug de la CRMA a déclaré que l’objectif de ces journées, auxquelles sont associés tous les partenaires, à savoir la DSA, la CCLS, la BADR, est de sensibiliser les agriculteurs pour contracter des polices d’assurance pour leurs cultures et cesser de compter sur l’Etat en cas de catastrophes. Et parlant de catastrophes, et si jusque-là les agriculteurs se plaignaient du fait que l’assurrance contre la sécheresse ne figure pas parmi les produits de la CRMA, Brahim Azzoug a annoncé le lancement de l’étude de ce produit au niveau de la direction générale de la CNMA. Si cette option venait à être retenue, ce serait une bonne nouvelle surtout pour les céréaliculteurs qui se voient souvent piégés par Dame Nature. L’année dernière, au niveau de la wilaya de Bouira, sur les 78 000 ha de cultures, 6 000 ha, situés au sud et au sud-est de la wilaya, ont été touchés par la sécheresse et leurs propriétaires se sont retrouvés en faillite car l’Etat refusait de déclarer ces zones sinistrées. Le directeur de la CRMA parle également de l’assurance contre les maladies pouvant atteindre les animaux d’élevage, notamment les bovins, les ovins et les caprins qui peuvent à tout moment être victimes d’épidémies de brucellose, de blue-tongue ou langue bleue... Cela étant, rappelons que ces journées portes ouvertes ont été également organisées au niveau des antennes et autres bureaux répartis à travers plusieurs communes de la wilaya, en collaboration avec différents partenaires comme la Direction ades services agricoles et ses subdivisions, la CCLS (Coopérative des céréales et légumes secs ) et la Chambre d’agriculture. Le directeur des services agricoles présent au niveau du siège de la CRMA de Bouira, où des prospectus sur les différentes assurances ont été distribués aux agriculteurs et autres visiteurs, a évoqué la politique de développement durable adoptée par le ministère de l’Agriculture et l’élaboration par les différentes directions agricoles à l’échelle nationale d’un contrat de performance s’étalant sur cinq ans, soit de 2009 à 2013. A Bouira, la Direction des services agricoles a mis sur pied un programme d’action s’étalant sur cinq ans avec des objectifs précis qui a été débattu la semaine dernière en conseil de wilaya après avoir été maturé au niveau des services agricoles. Le DSA, Morsli Rachid, dira que la wilaya de Bouira est la première au niveau national à avoir terminé son travail dans le cadre du contrat de performance avec des objectifs réels en ajoutant que la méthode suivie est basée sur les performances annuelles enregistrées depuis 2000 et qui ont donné une croissance annuelle de plus de 10%. Aussi, les objectifs arrêtés pour les cinq prochaines années sont-ils de l’ordre de 10 à 13 % de croissance, une croissance à la portée de la Direction des services agricoles. Au sujet des journées portes ouvertes sur les assurances qui vont justement dans le sens de la politique de développement durable initiée par le ministère de l’Agriculture, le DSA dira que l’objectif premier est de devenir accompagnateur pour l’agriculteur et non tuteur comme cela s’est fait jusquelà. «L’agriculteur doit prendre ses dispositions et assurer ses cultures pour être à l’abri des mauvaises surprises», dira-il avant de poursuive : «A ce moment-là, le rôle de la Direction de l’agriculture et ses subdivisions est de l’accompagner en lui assurant des journées d’étude sur les maladies des cultures, les meilleurs itinéraires techniques pour une meilleure production, l’alternance des cultures sur les sols, etc.» Pour sa part, le directeur de la CCLS, qui a donné lundi dernier le coup d’envoi de la campagne labours-semailles, a parlé de l’instauration pour la première fois d’un guichet unique au niveau de la CCLS avec des représentants de la CRMA et de la BADR. L’objectif est de faciliter, selon les directives du ministre de l’Agriculture, les démarches aux céréaliculteurs. De cette manière, le céréaliculteur dépose son dossier sur place où les quantités demandées sont calculées ; le représentant de la CRMA lui souscrit à crédit une police d’assurance et le représentant de la banque lui ouvre une ligne de crédit pour l’accompagner pendant toute l’année pour les labours, les épandages, les irrigations, si irrigations s’imposent au printemps, et, enfin, les moissons. Là aussi, et toujours sur instruction du ministre de l’Agriculture, la CCLS a été sommée d’accepter même les dossiers des céréaliculteurs qui lui sont redevables lors des précédentes campagnes, et ce, afin de leur donner une nouvelle chance et ne pas les pénaliser. Pour rappel, au niveau de la wilaya de Bouira, ils sont plus de 6 000 céréaliculteurs qui cultivent une superficie de près de 80 000 ha. Malgré ce grand nombre, seulement quelque 300 d’entre eux établissent des rapports avec la CCLS pour l’approvisionnement en semences et l’obligation de livrer la récolte chez elle. Ce problème, dû aux prix d’achat de la récolte adoptés par l’Etat et qui sont le plus souvent en deçà de ceux pratiqués sur le marché, vient d’être réglé ; l’Etat a fixé le prix d’achat de référence du blé dur à 4 500 DA le quintal. Un prix qui satisfait le céréaliculteur et qui va restaurer la confiance entre l’Etat et les producteurs pour que la production ne soit pas perdue dans les dédales du marché informel qui fait beaucoup de mal à l’économie nationale.
Y. Y.

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