Malgré son insistance à vouloir conserver son entraîneur, le président Elimam a tout de même accepté le départ de Nadjib Medjadj, victime d’une terrible pression externe. Même à la sortie du stade en rejoignant le bus loué par le club, Medjadj a été pris à partie par «un groupe d’insolents et vulgaires adolescents sans que personne intervienne. Auparavant, dans les vestiaires et devant les joueurs, Medjadj avait renouvelé au président sa demande de démission que le boss devait, de nouveau, refuser. Mais, n’ayant pu résister aux interventions de «pseudo-opposants» réclamant tout simplement son départ, Elimam accepta tard dans la nuit d’accéder au vœu de son entraîneur. Le président du MCO, à force de résister à ces attaques répétées, a pu se rendre à l’évidence qu’il ne pouvait continuer à se mettre à dos cette frange de supporters issus de son proche entourage. Il exauça leur souhait et mit un terme aux relations de travail avec son fidèle coach Hadj Nadjib Medjadj. Certes, ce sont les mauvais résultats obtenus (8 points en 7 rencontres) par ses protégés qui l’ont poussé vers la sortie. Mais, il faut bien reconnaître que Medjadj n’était pas responsable du recrutement, ayant pris le train en marche en prenant en charge un groupe déjà laminé par la relégation. Le résultat acquis face au voisin asémiste était prévisible, au vu de la rigide organisation mise en place par son collègue Bendoukha et devant laquelle ses poulains n’ont guère trouvé de solution pour contourner cette forteresse et l’excellente prestation du gardien asémiste Bouhedda. Désormais, Elimam doit songer au remplacement de Medjadj. At- il déjà en vue un remplaçant ? A moins qu’il n’ait recours à ses anciens protégés, tels que Nasreddine Drid, Chérif El Ouazzani ou encore Sebbah, qui est en charge de la JSEA, ou Omar Belatoui, qui réussit actuellement un bon parcours avec Zidoria de Témouchent depuis la saison dernière. Ceux-ci résisteront-ils à l’appel du cœur ? Pour l’instant, ce sont les plus expérimentés éléments de l’équipe (Brahim Arafat Mezouar et Kada Kechamli) qui dirigent momentanément les séances d’entraînement de leurs coéquipiers. Qui aurait cru à un tel scénario surtout lorsqu’on sait comment Elimam avait pris en main son groupe, alors que même le coach recruté recevait des recommandations sur le système de jeu adopté depuis feu Echikh Ouaddah et Carlos Gomes, lequel a été toujours payant. Seul dans le temps Ali Fergani avait refusé de l’appliquer lorsqu’il était venu driver le club d’El Hamri. Aujourd’hui, l’heure n’est plus à la réflexion, mais à l’action. C. K.
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