samedi 18 octobre 2008
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Actualités : KARIM TABOU DANS UN MEETING À DRAÂ-EL-MIZAN :
«Le FFS dérange»


Dans le cadre des activités du parti du Front des forces socialistes (FFS), Karim Tabou, premier secrétaire de ce parti, s’est exprimé longuement, dans un meeting organisé par la section locale, à la salle de cinéma «Le Maghreb» de Draâ-El-Mizan.
Après avoir écouté l’hymne national, une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes de la démocratie, Karim Tabou a d’emblée remercié les militants de toute la daïra, venus très nombreux pour assister à ce meeting, sans omettre de rendre un vibrant hommage aux gens de la presse nationale. Ensuite, d’un ton élevé, il enchaînera : «D’ici à Draâ-El-Mizan, cette importante région qui a joué et qui continue à jouer un rôle important dans ce pays avec sa fierté de porter haut le drapeau national, je dénonce les dirigeants de ce pays qui organisent des dîners et inaugurent des cités et autres jardins de distraction au moment où nos frères de Ghardaïa souffrent le martyre en cherchant toujours les principales causes de cette catastrophe. De notre côté, nous préciserons que les raisons de ce malheur ne se limitent pas aux eaux de pluie mais plutôt à l’éclatement du barrage de cette ville, construit avec des gabions camouflés avec une couche de cinq centimètres de ciment. Normal, dira t-il, lorsque la corruption prend de l’ampleur et, est instituée en règle. Il regrette que l’Etat ne dispose d’aucune vraie politique de prévention pour affronter les situations de risques, pourtant les signaux d’alerte n’ont pas manqué.» Ne s’arrêtant pas là, Tabou a continué à dénoncer et douter du nationalisme des dirigeants actuels qui sont en train de remettre sur les rails les mêmes scénarios d’autrefois. Même les députés n’ont pas échappé aux critiques virulentes du responsable du FFS «ils ont vendu ce pays pour une augmentation des salaires, c’est du troc qu’ils font : pour tout acquit, il faut lever la main en échange. Au lieu de représenter dignement les citoyens à l’Assemblée en combattant la fermeture des unités de production, remplacées par des activités insignifiantes et d’aucune utilité». Karim Tabou a affirmé qu’il n’y a pas de vrais partis politiques d’opposition en Algérie et que toutes les formations actuelles obéissent à une pièce de théâtre que le système utilise sauf dans le cas du FFS, parce que celui-ci fonctionnant suivant des principes et non des intérêts. Le FFS qui arrive à mobiliser autour de lui des gens et des personnalités, est actuellement sujet de vraies campagnes de déstabilisation orchestrées par les décideurs, ajoutera le conférencier. Il ira même jusqu’à défier le ministre de l’Intérieur pour un débat public. Tabou dira à cet effet, que son parti continue à recevoir du courrier et le dernier, l’invitant à communiquer l’identité de tous les membres du conseil national avec leur adresse personnelle, leur profession ainsi que de préciser le nom de l’employeur. Tabou a, en parallèle, fait de la forme de gouvernance actuelle et celle datant de l’ère coloniale une seule alternative. Pendant l’ère coloniale, les Algériens avaient des députés et des élus locaux tout comme aujourd'hui mais sans réelles perspectives, c’est le total flou, dira-t-il. Quant à la perspective de l’élection présidentielle et sa surveillance, Tabou a affirmé qu’aucune institution, aucun parti ni journal n’a le minimum de données pour surveiller ces élections.
Slimane S.

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