
Régions : ADRAR Le temps d’un vol !
Depuis la fermeture de l’aéroport d’Adrar, les voyageurs à destination d’Alger et d’Oran doivent impérativement rallier Timimoun, à plus de 200 km du chef-lieu.
Souvent les horaires des départs ne coïncident pas avec
ceux des bus, et certains voyageurs, plus prudents, afin d’être sûrs d’embarquer,
préfèrent passer la nuit à Timimoun, ce qui engendre des frais
supplémentaires. D’autres qui ont la chance d’avoir un véhicule s’y
rendent dans la journée. En cours de route, vous traversez plusieurs ksour et
villages : Sebaâ, Aougrout, Oujdia, Lichta... Sur le parcours de cet endroit
désolé, on se rend compte d’une chose : la présence de l’Etat est surtout
valorisée et représentée par l’école. En effet, des grappes d’enfants
âgés de 6 à 18 ans arpentent inlassablement le chemin immuable qu’ont
emprunté leurs aînés. Qu’il vente ou qu’il pleuve, le portail de l’école
est toujours ouvert prêt à accueillir ces érudits. Une fierté nationale et
particulière pour le corps des enseignants. Tous assisteront à la levée des
couleurs. Le tablier est de rigueur et le cartable lourdement lesté ne
décourage nullement nos vaillants petits bonhommes. Ils sont là aujourd’hui
et seront encore là demain, imperturbables. Une fois les cours terminés, les
loisirs y font cruellement défaut. C’est l’école coranique toute
désignée : garçons et filles, personne n’y échappe. Une fois de retour à
la maison, les «mâles» ont cette aubaine, celle de ne pas participer aux
tâches ménagères. Les filles, quant à elles, y sont affectées de droit et d’office.
Malgré cet «handicap», leurs résultats sont meilleurs et souvent elles
dépassent de loin leurs rivaux. Certaines ont bien percé et ont rejoint l’université.
Comme quoi, la valeur n’attend point le nombre des années et le sexe
attribué. Timimoun, ville tranquille et paisible, est en train de changer de
visage. L’enrobé fait parler de lui et les artères de la cité en
bénéficient. Un point positif, le reste viendra. C’est une question de
temps. Comme Adrar, le problème de l’eau à Timimoun se pose avec acuité et
pour les établissements à internat, c’est un vrai cauchemar. Où la trouver
pardi ! Les gosses en ont besoin pour se laver, mais hélas devant et face à
ces robinets secs, ils en pâtissent. Quant à l'avion qui devait nous conduire
à Alger, il est arrivé plus tôt que prévu et est reparti à l’heure. Tout
le monde était étonné. Ceux qui l’ont pris la semaine dernière ont dû
prendre leur mal en patience, 10 heures de retard. Prévu à 10h40, le vol n’a
eu lieu qu’après 20 h, sans aucune explication ! Et dire que le passager paie
le prix fort pour un tel voyage. En attendant, le monde tourne, les turbulences
nous donnent des crampes d’estomac. Ou n'a qu’à garder sa ceinture
attachée et surtout ne pas se fâcher !
El-Hachemi S.
L’eau ne coule plus dans les robinets !
Durant cette période éprouvante et pénible que représente le mois d’octobre
où la chaleur sévit, les tracas journaliers des habitants de certains
quartiers ne sont pas près de s’estomper. Déjà, durant la semaine, les
coupures électriques se posaient avec acuité et nous n’avons cessé de le
signaler dans nos éditions précédentes. Voilà, qu’aujourd’hui, l’eau,
source de vie, ne coule plus dans les robinets depuis trois jours. Même pour
ceux qui ont prévu des réserves, ils se retrouvent à sec. Imaginez un tant
soit peu le calvaire de ces citadins, après une dure et rude journée, une fois
de retour à la maison, pas d’eau. Quant à ceux qui habitent aux étages
supérieurs, leurs soucis risquent de s’éterniser. Pourtant, Adrar ne devrait
nullement connaître ce phénomène puisqu’elle repose sur une importante
nappe phréatique. Certes, beaucoup d’abonnés refusent de payer leurs
factures. Les branchements illicites y sont pour quelque chose. En attendant,
les concernés en pâtissent et ne sont pas encore sortis de l’auberge.
Electricité, eau et puis quoi encore ? L’eau devrait couler à flots mais
hélas les robinets restent secs . Du coup, les bidons et autres ustensiles
ressurgissent.
E. H. S.
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