Culture : ATLANTISDE MOHAMED BOUDIA
La Sicile en proie aux ovnis !


Le roman de sciencefiction et le policier sont des genres très peu exploités par les écrivains algériens. Ils privilégient les thèmes sociaux, historiques, et politiques.
Concernant le polar, nous pouvons citer seulement Morituri de Yasmina Khadra (qui vient d'être destinataire du prix France Télévision 2008) et la Prière du maure de Mehdi Adlène, journaliste à El Watan. Quant au roman de science-fiction, il est très rare. Ces jours-ci, on a été ravis d'assister à la présentation, à Chlef, par l'écrivain Mohamed Boudia, de son roman la Sicile en proie aux OVNIS - ATLANTIS, paru chez The Book Edition. C'est un roman de science-fiction dont la trame part d'une réalité sur le terrain d'une petite île sicilienne où l'on a enregistré des manifestations d'entités électromagnétiques qui ont porté atteinte à la population insulaire. Des experts du monde entier sont venus s'enquérir de ces manifestations extraordinaires qui ont touché une partie des habitants de la Sicile. Le thème du roman fait appel à plusieurs acteurs de la vie civile et militaire ainsi que sécuritaire pour essayer d'étayer l'histoire et la trame du roman. Il s'avère vers la fin que c'est une poignée d'entités renégates qui avaient fui d'Atlantis, la terre engloutie dont parlait Platon qui situait cette terre «Atlantis» au large du détroit de Gibraltar. Plusieurs savants et chercheurs ont été conviés pour essayer d'approfondir les recherches sur ces manifestations. On avait même fait appel à des exorcistes du Vatican qui ont conclu à une œuvre de Satan. À la fin, un professeur d'université et son ex-élève ont pu dénouer l'énigme en donnant la vraie définition de ces manifestations, leur situation dans le temps et dans l'espace. Ils ont même pu entrer en contact avec ces entités nébuleuses qui n'étaient autres que les habitants d'Atlantis. Platon en avait parlé dans ses écrits mais a été pris pour un lunatique, un rêveur et un demeuré en son temps. Finalement, un pacte de non-agression a été signé entre les dirigeants italiens et ceux d'Atlantis. La poignée de renégats a été annihilée par les forces d'Atlantis, la terre engloutie. A propos de l'œuvre, l'auteur nous confie : «Dans ce roman, l'idée est qu'il ne faut jamais jurer de rien. Et que même si certaines manifestations nous touchent de près ou de loin, ne pas les ignorer mais, par contre, en tenir compte. Qui peut nous certifier de quoi sera fait demain. D'après les savants et les chercheurs, l'existence d'un monde parallèle relève du possible. Avons-nous seulement défriché le terrain en ce qui concerne le triangle des Bermudes ? Avons-nous tout étudié et sommes-nous arrivés au summum de la science pour affirmer que de telles phénomènes ne peuvent avoir eu lieu ? Ou ne pourront avoir lieu dans un avenir plus proche que nous le pensons ?» Il est vrai que les canulars existent, mais tous les phénomènes signalés doivent être sujets à analyse. Jules Verne pensait, à son époque, qu'une fusée pouvait atteindre la Lune. Personne ne l'avait pris au sérieux et, pourtant, de nos jours c'est quelque chose de tout à fait normal. Il se pourrait même que l'on assiste à une diminution de l'attraction terrestre et à un poids tellement bas de l'homme que chacun pourrait s'envoler comme un oiseau. On pourrait paraphraser Blaise Pascal : «S'il s'élève, je l'abaisse, s'il s'abaisse, je l'élève, et je le contredis toujours, jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il est un monstre incompréhensible. » L'homme est infiniment grand avec ce qu'il sait mais infiniment petit par rapport à ce qu'il lui reste à apprendre.
Medjdoub Ali

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