C’est donc aujourd’hui mercredi que le Parlement algérien scellera, définitivement, le sort de la prochaine élection présidentielle d’avril 2009 avec la reconduction d’Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat. Car c’est de cela qu’il s’agit en définitive par cette réunion des deux chambres (APNSénat) au palais des Nations, exactement comme cela se faisait sous la IV République en France avant que de Gaulle — idole de Bouteflika comme il l’avouera lui-même — n’instaure le suffrage universelle en 1958 ! En se prononçant, avec le verdict que l’on devine, sur «le projet de la révision partielle et conjoncturelle», le Parlement ne fait, en fait, qu’exécuter l’acte I d’une révision «complète et durable» que Bouteflika projette pour fin 2009. En gros, le projet qu’avalise le Parlement – à l’exception du RCD – contient deux choses : faire sauter le verrou de la limitation des mandats du fameux article 74 introduit par Zeroual en 1996 ainsi que la suppression de la fonction de chef du gouvernement à laquelle on substitue celle de Premier ministre. Avec délégation de certains pouvoirs à ce dernier. Si Ahmed Ouyahia est d’ores et déjà assuré d’assumer ladite fonction, l’on croit savoir, en tout cas à se fier à des sources bien informées, qu’il sera secondé par un seul vice- Premier ministre qui échoira au FLN. Un homme du président, fort probablement Belkhadem ou même Tayeb Louh. Donc la mission sera de faire contrepoids à l’actuel chef du gouvernement. Car cette révision est, également, l’aboutissement «d’âpres et fragiles» négociations au sommet entre les deux grands clans au pouvoir. Kamel Amarni
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