jeudi 13 novembre 2008
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Actualités : LA COORDINATION DES SYNDICATS AUTONOMES FAIT SON BILAN
«Nous avons réussi et nous continuons le combat»


La Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique (CNSAFP) a animé, hier, une conférence de presse pour dresser le bilan des trois jours de grève des secteurs de l’éducation et de la santé.
Rosa Mansouri - Alger (Le Soir) - Les membres de la coordination se félicitent de la réussite de ce mouvement, en dehors de toute considération relative à la guerre des chiffres menée ces dernières quarante-huit heures par les pouvoirs publics. Ces derniers persistent à déclarer que le taux de participation à ce mouvement est de 90 % dans la santé et de 65 % dans l’éducation. «Ce qui importe actuellement est de faire avancer le combat syndical », a affirmé M. Meziane Meriane, porte-parole de la coordination. Il illustre la détermination des syndicats autonomes, en citant le dicton qui dit que «Ceux qui luttent peuvent gagner ou perdre. Ceux qui ne luttent pas ont déjà tout perdu». Répondant aux accusations des pouvoirs publics, qui font allusion à une manipulation externe des syndicats autonomes, M. Meriane ironise en déclarant que «les syndicats autonomes sont, en effet, manipulés par leurs misérables salaires et la situation socioprofessionnelle dans laquelle ils se débattent». Une fois de plus, la coordination insiste sur le caractère apolitique du mouvement et réitère la continuité de son combat jusqu’à l’aboutissement de l’ensemble de ses revendications, à savoir la reconnaissance des syndicats autonomes, en tant que partenaires sociaux à part entière, l’ouverture du débat sur le régime indemnitaire et l’adoption des statuts particuliers de la Fonction publique, sans faire l’impasse sur les problèmes spécifiques à chaque corps de la Fonction publique. La CNSAFP a organisé hier sa première réunion d’après-grève, pour dresser le bilan de la grève et décider de la date d’une assemblée générale afin d’arrêter le calendrier des actions à mettre en œuvre. La coordination va dresser l’ensemble des propositions concernant la prochaine étape. Les hospitalo-universitaires ont d’ores et déjà manifesté leur volonté d’aller vers une grève cyclique d’une semaine. Cette option a des chances que l’adhésion des autres syndicats soit unanime. Le mépris affiché vis-à-vis des syndicats autonomes dépasse les limites de toute tolérance et moralité. «Même si notre action est encore partielle, les pouvoirs publics ont le devoir et l’obligation d’être à l’écoute des voix qui s’élèvent, même si elles sont minoritaires », s’est insurgé M. Meriane. Une question est toutefois posée par les syndicalistes qui veulent comprendre comment «ces mêmes pouvoirs publics sont capables de changer une Constitution, en une semaine, mais incapables d’adopter des statuts et de débattre le régime indemnitaire depuis plus d’une année» ? Il est évident que cela relève d’un problème de volonté politique. Evoquant les cas du SNTE et du Satef, qui ont annulé leur participation au mouvement de grève, à la veille même de celle-ci, il a été annoncé que la prochaine assemblée générale de la coordination se prononcera sur le sort de ces syndicats, même si leur exclusion de la coordination s’impose d’ores et déjà. «Le SNTE nous a trahis et a surtout trahi les adhérents de ce syndicat», signale-t-on notamment au sein de la coordination.
R. M.

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