Lors d’un point de presse suivi d’une pétition, dont une copie a été adressée au wali de Sidi Bel-Abbès, six élus sur les neuf que comprend l’Assemblée chargent leur président. Ils lui reprochent sa passivité, ses décisions unilatérales, sa mauvaise gestion, le laisser-aller, l’anarchie qui règne au sein de l’assemblée et par là même exigent l’envoi d’une commission d’enquête au sujet de la gestion de ladite assemblée. «Nous avons perdu nos aptitudes d’élus sauf pour approuver et signer les délibérations », précisent-ils. Les pétitionnaires reprochent à leur président de ne pas les impliquer et de les écarter dans les décisions relatives aux affaires de leur commune, soulignant qu’ils ont toujours essayé un changement en vain. Parmi les problèmes soulevés par les signataires de la pétition, l’on notera celui du foncier urbain et agricole délaissé alors que l’implantation des constructions illicites dans le chef-lieu Sidi- Lahcen et Djouaher gagne du terrain et les dossiers des 51 lots de terrain en instance vu qu’aucune initiative n’a été prise. Les élus évoquent également l’aide de la CNL pour les postulants au logement qui attendent, depuis 1998, les parcelles de terre agricole qui auraient été, d’après eux, attribués à des étrangers à la ville. Dans le cadre de la gestion des ressources humaines, ils lui reprochent une mauvaise gestion comme le fait que des agents de nettoiement occuperaient, selon eux, des postes d’agents de bureau, de même que des jeunes recrutés depuis une dizaine d’années dans le cadre de l’emploi de jeunes, et qui devaient en réalité être permanisés, continuent à encaisser le mêmes salaire. Les terrains des locaux réalisés dans le cadre du programme «100 locaux par commune » sont à l’abandon. Les pétitionnaires soulèvent aussi le problème de l’eau gaspillée en permanence à cause du réseau d’assainissement de Djouaher sans exutoire, «puisqu’aucune étude n’a été faite malgré notre insistance» soulignent- ils. L’APC, disent-ils, payent 100 millions de centimes annuellement de factures d’eau à cause des branchements illicites qui fleurissent sur les conduites alors que le gaz naturel a été raccordé pour les uns et pas pour d’autres, et la prime de scolarité qui n’a pas échu aux réels nécessiteux. Nous avons tenté d’avoir la version du président fustigé. Contacté par téléphone, ce dernier nous a semblé surpris par cette contestation, vu qu’il ne l’a pas pressentie au sein de l’Assemblée. Et d’ajouter : «Je suis à mon troisième mandat de président de cette APC et mon rôle est d’être rassembleur ; ma mission est de réunir les membres de l’Assemblée en vue d’une seule et unique décision prise lors des concertations. Je suis là pour servir le peuple, le citoyen, et la commune, en général. Je suis ouvert à toutes les discussions bénéfiques pour la commune.» A. M.
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