Régions : FACULTÉ DES SCIENCES DE L’UNIVERSITÉ DE BOUMERDÈS
Les grévistes ont obtenu gain de cause


Les étudiants de la faculté des sciences (ex-INIL) de l’université M’hamed-Bouguerra de Boumerdès, regroupés au sein d’une coordination, ont obtenu gain de cause à l’issue d’une grève générale et l’obstruction de l’entrée de leur faculté.
A la suite de cette protestation, concrétisée par une plate-forme de revendications contenant 6 points, une délégation estudiantine a été reçue, au premier jour de l’action, par le doyen de la faculté. Dans la liste des revendications déposée sur le bureau du doyen, il est question de l’exclusion d’un nombre important d’étudiants. «Des camarades ont été exclus alors que la publication des résultats des examens a pris un grand retard. De plus, ces derniers avaient demandé, comme leur permet la réglementation, la rétrogradation au niveau du DEUA mais l’exclusion a été maintenue. C’est injuste !» dira l’un des grévistes devant l’entrée de la faculté. Les protestataires ont dénoncé l’instabilité et les changements intempestifs dans le système pédagogique du LMD ; ils déplorent la longue fermeture de la bibliothèque pour travaux de réfection et l’insuffisance des postes de connexion au web. Selon nos interlocuteurs, il n'y a que 60 postes dans une faculté qui compte 10 000 étudiants. Le manque de moyens dans les laboratoires a été également signalé : «Nous ne pouvons effectuer qu’un seul travail pratique sur les 7 qui nous sont demandés à cause du manque de moyens.» Au moment de cet entretien, un étudiant enlève les affiches et dit à ses camarades de libérer le passage. D’après ce dernier, le doyen a consenti à revoir, dans le sens de l’apaisement, le problème des exclusions. Par ailleurs, selon ce délégué, les responsables de la faculté se sont engagés à prendre en charge les problèmes soulevés par les grévistes. il y a lieu de noter que cet arrêt de cours pacifique a été motivé par les inquiétudes des étudiants quant à la qualité de l’enseignement et, par conséquent, de leur avenir. Il y a lieu de noter également la disponibilité du doyen qui a aussitôt engagé un dialogue avec les protestataires. Cette grève est à l’opposé de celles menées sporadiquement par des organisations estudiantines, notamment celles proches des islamistes qui réclament de manière récurrente de la «bouffe».A ce propos, plusieurs sources dont état de manipulations des responsables de ces organisations, qui, faute de revendiquer la résorption de véritables problèmes des étudiants, exercent un véritable chantage sur les gestionnaires des cités universitaires pour leur arracher des passe-droits et des privilèges.
Abachi L.

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