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La présidente de l’Argentine en visite en Algérie. Elle, si elle veut
un mandat à vie, je…
…dis oui avec les deux bras !
La question peut paraître saugrenue. Elle ne l’est pas. Eh oui ! Pourquoi des
élections présidentielles en 2009 ? Yak on nous a expliqué que le mandat à vie
était un «mat'lab», une demande populaire. Et ce mandat à vie a été adopté,
décidé, bouclé à triple tour. Alors, je repose la question : pourquoi se crever
le derche et le porte-monnaie à organiser un scrutin présidentiel l’année
prochaine ? C’est complètement inutile ! Aussi inutile qu’une armée
d’observateurs internationaux à une élection algérienne. On peut se passer d’un
scrutin présidentiel pour une raison aussi simple que bête à pleurer. Parce que
le président à vie s’est déjà auto-désigné. Dans ce scrutin, et n’en déplaise au
«Moussa-Chasse-Et-Pêche», Abdekka sera le chasseur, le lièvre, le rabatteur, le
cor de chasse, la meute, le fusil à trois coups, le maître de chasse, la
gibecière, la poudre à canon, la cartouche, la paire de jumelles, le braconneur
et même le public qui applaudira au trophée. Il peut tout faire. Il l’a toujours
dit. Yes ! He Can ! Alors, comme il peut tout faire, autant annuler les
présidentielles de 2009, économiser du blé, et l’utiliser à autre chose qu’à
faire les mariolles avec des urnes ensorcelées. Que pourrions-nous faire avec ce
pactole ? Ce ne sont pas les idées fortes qui manquent. Ainsi, on pourrait
construire une grande clinique orthopédique, ultra-moderne et surtout
spécialisée dans les traumatismes des membres supérieurs, des épaules et des
omoplates. Ça, c’est de l’argent bien placé ! Car, s’il n’y a plus d’inquiétude
sur le mandat à vie du président, il faut par contre s’inquiéter de la
résistance du squelette des députés et des sénateurs. Attention, même si le FMI
ne nous l’a pas dit, il faut investir dès à présent dans ce secteur-là. Afin
d’éviter que, demain, nous nous retrouvions avec des assemblées d’arthrosés
incapables de lever le bras à la bonne hauteur. Avec l’argent économisé, on peut
aussi construire des universités où sera formée la relève des «élus de le
peuple». Dans ces campus-là, des cours de prononciation accélérée du OUI seront
dispensés, ainsi que des stages intensifs de «bougeage» de la tête dans le bon
sens. Voilà quelques idées que je soumets humblement à votre appréciation. Je ne
terminerai pas sans saluer aujourd’hui la réélection, l’année prochaine, du
président sortant rentrant à vie, sur un score sans appel. Même pas en PCV. Je
fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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