lundi 17 novembre 2008
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DES PRÉSIDENTIELLES ? POURQUOI ?


Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

La présidente de l’Argentine en visite en Algérie. Elle, si elle veut un mandat à vie, je… 

…dis oui avec les deux bras !

La question peut paraître saugrenue. Elle ne l’est pas. Eh oui ! Pourquoi des élections présidentielles en 2009 ? Yak on nous a expliqué que le mandat à vie était un «mat'lab», une demande populaire. Et ce mandat à vie a été adopté, décidé, bouclé à triple tour. Alors, je repose la question : pourquoi se crever le derche et le porte-monnaie à organiser un scrutin présidentiel l’année prochaine ? C’est complètement inutile ! Aussi inutile qu’une armée d’observateurs internationaux à une élection algérienne. On peut se passer d’un scrutin présidentiel pour une raison aussi simple que bête à pleurer. Parce que le président à vie s’est déjà auto-désigné. Dans ce scrutin, et n’en déplaise au «Moussa-Chasse-Et-Pêche», Abdekka sera le chasseur, le lièvre, le rabatteur, le cor de chasse, la meute, le fusil à trois coups, le maître de chasse, la gibecière, la poudre à canon, la cartouche, la paire de jumelles, le braconneur et même le public qui applaudira au trophée. Il peut tout faire. Il l’a toujours dit. Yes ! He Can ! Alors, comme il peut tout faire, autant annuler les présidentielles de 2009, économiser du blé, et l’utiliser à autre chose qu’à faire les mariolles avec des urnes ensorcelées. Que pourrions-nous faire avec ce pactole ? Ce ne sont pas les idées fortes qui manquent. Ainsi, on pourrait construire une grande clinique orthopédique, ultra-moderne et surtout spécialisée dans les traumatismes des membres supérieurs, des épaules et des omoplates. Ça, c’est de l’argent bien placé ! Car, s’il n’y a plus d’inquiétude sur le mandat à vie du président, il faut par contre s’inquiéter de la résistance du squelette des députés et des sénateurs. Attention, même si le FMI ne nous l’a pas dit, il faut investir dès à présent dans ce secteur-là. Afin d’éviter que, demain, nous nous retrouvions avec des assemblées d’arthrosés incapables de lever le bras à la bonne hauteur. Avec l’argent économisé, on peut aussi construire des universités où sera formée la relève des «élus de le peuple». Dans ces campus-là, des cours de prononciation accélérée du OUI seront dispensés, ainsi que des stages intensifs de «bougeage» de la tête dans le bon sens. Voilà quelques idées que je soumets humblement à votre appréciation. Je ne terminerai pas sans saluer aujourd’hui la réélection, l’année prochaine, du président sortant rentrant à vie, sur un score sans appel. Même pas en PCV. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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