L’année 2009 marquera la fin de l’habitat précaire à Alger, a confirmé hier, confiant, le directeur de wilaya du logement d’Alger, M. Mohamed Smaïl, sur les ondes de Radio El-Bahdja. L’invité du Forum de Radio El- Bahdja a indiqué que «l’Etat a pris toutes les mesures nécessaires pour achever les projets lancés dans le cadre du programme quinquennal pour la résorption de l’habitat précaire». Les familles concernées par ce programme sont celles habitant dans les différents quartiers bidonvilles, à travers l’ensemble des 57 communes que compte la capitale, précise encore M. Smaïl. Ce dernier précise que «l’Etat a pu reloger pas moins de 4 500 familles dont 3 40 résidant au quartier bidonville de Bourouba qui date de 1932, 252 familles vivant sur le lit d’oued à Zéralda, pour ne citer que ces exemples». Mais la liste des familles à reloger reste encore longue, notamment celle occupant le vieux bâti qui menace ruine au niveau de la capitale qui étouffe. Le manque d’assiettes foncières pour accueillir de nouvelles constructions aussi bien les équipements publics nécessaires se pose aussi comme un véritable problème pour les pouvoirs publics. L’absence d’instruments juridiques complique davantage la tâche des responsables de l’Etat qui ne possède qu’à peine 30% du parc immobilier à Alger. Les 70% restants du parc immobilier de la capitale appartiennent au privé, dont plus de 25% est détenu en copropriété. Dans ce cas de figure, les pouvoirs publics doivent trouver un moyen pour convaincre les occupants de réaliser les différentes opérations d’entretien de leurs demeures d’une façon régulière. Le wali délégué d’Alger a adressé ces derniers jours un courrier invitant cette catégorie d’habitants à procéder à la réhabilitation de leurs maisons afin d’éviter d’autres drames comme celui du 12 novembre dernier ayant coûté la vie à une personne dans un ancien quartier à Bab-el-Oued. L’administration est en train de réfléchir à un nouveau système de financement auquel participeront l’Etat, les résidants, les commerçants et les différents établissements bancaires pour la réhabilitation des immeubles vétustes. L’hôte du Forum d’El-Bahdja n’a toutefois pas caché son inquiétude par rapport à une participation efficace des banques. Il relève, avec étonnement, la réticence des banques à accorder des crédits aux citoyens pour l’entretien de leurs habitations. Au final, avec un programme de réalisation de plus de 60 000 logements, tous dispositifs confondus dans le cadre du plan quinquennal, «Alger peut respirer un peu et avec la création de nouveaux pôles urbains, dotés des équipements publics nécessaires, nous pourrions soulager une importante population», conclut M. Mohamed Smaïl qui s’était montré très satisfait des résultats obtenus ces dernières années. Mais les citoyens pensent-ils la même chose ? Lyès Menacer
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