Le plus vieux parti de l’opposition vient d’innover en matière d’organisation de sa politique interne. L’ex-salle de cinéma «Le Maghreb» a été le théâtre, ce week-end, d’un congrès un peu particulier du FFS : il s’agit d’un congrès pilote de section, jadis appelé Ages (assemblée générale élective de section). Cette opération pilote a porté sur l’élection du premier secrétaire de la section locale. Désormais, il sera question de congrès locaux au sein du Front des forces socialistes. En plus des militants et sympathisants du parti, beaucoup d’invités, parmi lesquels figuraient des personnalités politiques locales, tous partis confondus, des partenaires sociaux et économiques, des syndicalistes. Les correspondants de presse ont assisté à ce congrès. Un programme spécial a été concocté pour cet événement, alors qu’un timing a été distribué au préalable à tous les invités. Après avoir écouté l’hymne national et observé une minute de silence à la mémoire des victimes de la démocratie, le maire, Didouche Hamou, a, dans son intervention, tenu à rappeler aux présents qu’il n’est pas aisé d’être à la tête d’une municipalité, car c’est à l’administration qu’incombe l’exécution de toute décision prise par les élus dans les différentes délibérations. Il dira qu’il est inadmissible de soumettre à l’administration (entendre par là daïra et wilaya) une décision sur le développement de la commune, entérinée par des élus. Cela veut dire tout simplement, ajoutera-t-il, que la décision des citoyens est remise en cause et que toute initiative de leurs représentants est soumise au visa de l’administration. Il regrettera que des élus soient transformés en syndicalistes forcés à arracher le droit au travail. Il terminera, enfin, en s’interrogeant sur le pourquoi de la lenteur relevée dans les études de dossiers des investisseurs par le Calpi (Comité Action, Localisation, Promotion Investissement), alors que les communes sont bloquées à cause de l’absence d’investissements. M. Ben Belkacem, secrétaire national à l’organique et membre fédéral du FFS, a, lui, dans son intervention, signifié aux présents que son parti demeure la seule force d’opposition et, qu’en son sein, il est davantage question d’ouverture sur la société civile, avec des partenaires qui partagent des valeurs et des principes communs. La démocratie est en train d’être instaurée à tous les niveaux des instances dirigeantes du parti et à la base. Il appellera l’ensemble des invités à le vérifier, en assistant au congrès jusqu’à sa clôture. Il a terminé son intervention en disant que ce congrès pilote a un cachet particulier, tant c’est une totale réussite avec une organisation parfaite. Ensuite, il y eut le vote du premier secrétaire local, après lecture et explication du programme de chacun des deux candidats en lice. Finalement, c’est M. Laouamri qui l’emporta avec 41 voix, contre son camarade Aouadi qui a récolté 26 voix des 71 votants sur les 115 inscrits. Ce congrès pilote s’est achevé par l’intervention de l’élu qui, ému, a remercié les militants de son parti pour lui avoir fait confiance et leur a promis de se mettre au travail pour satisfaire leurs revendications. Slimane S.
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