lundi 24 novembre 2008
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Corruptions
Culture
Monde
 
 
Nos archives en HTML
 

Actualités : PROTESTATIONS CITOYENNES DANS LA WILAYA DE BOUMERDÈS
Les villageois de Leghata ferment la RN 24, ceux d’Afir le siège de l’APC


Routes impraticables, des élèves en vacances malgré eux, absence de transport de voyageurs, marginalisation et difficultés économiques.
C’est le lot quotidien des citoyens de Mandoura et d’Ifri N’tamarth, dans les communes de Leghata et d’Afir, dans la wilaya de Boumerdès. Ces paisibles villageois n’acceptent pas ces conditions de vie et ils le font savoir bruyamment. Le cœur gros, des citoyens de ces localités ont déversé leur colère, pacifiquement, en fermant à la circulation la RN 24, reliant Boumerdès et Dellys, et le siège de l’APC. Ceux de Mandoura ont fermé, hier dans la matinée, cet important axe routier, provoquant des embouteillages des deux côtés de la route. Ils l’ont fait, disent-ils, pour attirer l’attention des responsables locaux et régionaux sur leur sort. «Quand il pleut, seuls les gros camions s’aventurent sur la route de notre agglomération qui compte des centaines de familles. et les éleves ne rejoignent pas leurs classes à cause du manque de transport.» Les habitants d’Ifri N’tamarth dénoncent les promesses non tenues portant sur la réfection des pistes d’accès à leur village. «Les pistes ont été détériorées par les intempéries de décembre 2007. Les autorités s’étaient engagées à procéder à des réparations, mais nous continuons, en 2008, à patauger dans la boue», déplore au téléphone un protestataire. «Notre commune est sans revenus et n’a pas les moyens de prendre en charge la restauration de ces pistes. Nous attendons la prise en charge par la wilaya, et ce, sur le fonds sectoriel», rétorque le P/APC. Les protestataires ont exigé hier la présence du chef de la daïra de Dellys et de leur P/APC pour constater de visu l’état des routes. Dans le cas contraire, ils se disent décidés à reconduire pour une semaine leur action, en paralysant le siège de cette petite commune de l’extrême-est de la wilaya de l’ex-Rocher-Noir. Selon le P/APC, le chef de daïra de Dellys n’avait pas prévu, hier, de rejoindre Afir pour discuter avec ses administrés en colère. Il y a lieu de rappeler qu’en octobre et novembre 2008, le siège de cette APC (Afir) a été fermé à trois reprises. D’autres villageois de la même municipalité ont exprimé leur ras-le-bol et espéré susciter une réponse des pouvoirs publics. Dans le même sillage, les villageois de Mandoura dénoncent l’impunité dont bénéficient les pilleurs de sable. Selon eux, c’est la circulation des gros camions chargés de sable pillé à l’extrémité de la forêt de Zemmouri qui abîme les routes de leur village.
Abachi L.

Nombre de lectures : 141

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site