Après le report du procès en appel, qui avait eu lieu le 12 octobre 2008, les frères Kharroubi Badreddine et Chakib- Toufik, fils du P-dg (en fuite) de la Banque commerciale et industrielle d’Algérie (BCIA), ont comparu ce 23 novembre 2008 devant la cour d’appel d’Oran pour répondre du chef d’inculpation de «complicité de dilapidation de deniers publics». Cette comparution fait suite à l’appel interjeté par les deux accusés, après leur condamnation à 7 ans de prison ferme chacun, prononcée en première instance, le 21 juillet dernier, par le tribunal correctionnel d’Es-Seddikia qui avait, d’ailleurs, relaxé deux autres personnes, jugées dans le cadre de ce même dossier, en l’occurrence les frères Nebia. Pour rappel, à l’époque des faits qui avaient causé un préjudice financier de plus de 13,2 milliards de dinars à la Banque extérieure d’Algérie (BEA), Kharroubi Badreddine et son frère Chakib-Toufik étaient respectivement ex-directeur de la société privée d’assurance Star Hana et ex-sous-directeur de ladite banque et chargé du contentieux. Tous deux sont accusés de complicité de dilapidation de 9,9 milliards de centimes. Les Nebia, pour leur part, étaient accusés de complicité de dilapidation par le biais d’une traite d’un montant de 4,5 milliards de centimes. Le procureur général, ayant introduit un appel, a requis 10 ans de prison contre les frères Kharroubi et 5 ans de prison ferme contre les frères Nebia. En plus du témoignage de l’un des principaux accusés dans cette affaire, en l’occurrence Ahmed Fouatih, qui avait, lors du procès, déclaré à la grande surprise de tous qu’il avait lui-même falsifié la signature de l’un des frères Nebia. Une expertise graphologique avait certifié que la signature figurant sur la traite dont sont accusés les frères Nebia est falsifiée. Après délibération, la justice a maintenu la condamnation des deux frères Kharroubi à 7 ans de prison ferme, alors que les deux frères Nebia, acquittés en première instance, ont été condamnés cette fois-ci à 2 ans de prison ferme. Amel B.
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