lundi 24 novembre 2008
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Sports : PARLONS-EN
La «République» de Berraf


«Quadrature du cercle où se noie le Comité olympique algérien.» Ce titre fleuve sied si bien à une romance truffée d’inepties prévalant dans ce temple de l’olympisme à l’algérienne. Le pourquoi de la chose ? Le président et les membres du bureau exécutif du Comité olympique algérien (COA) ont décidé d’organiser l’assemblée générale ordinaire et élective de cette instance non gouvernementale le 4 décembre prochain.
La nouvelle aurait paru normale si l’assemblée avait été tenue au lendemain des conclaves électifs des 48 fédérations sportives nationales mais puisqu’elle les précède, c’est que quelque chose ne tourne pas rond dans cet organisation ou plutôt dans la tête de ses responsables. Qui dit mieux ? Nageant à contre courant de la réalité sportive algérienne et de ses retombées, ces illustres défenseurs des droits des sportifs algériens veulent tout simplement éliminer les 48 fédérations sportives algériennes de la composante du COA. Unique, rarissime, troublant, inique tels sont les termes qu’utilisent la majorité des représentants des instances sportives nationales pour dénoncer ce coup de force engendrant de facto l’exclusion non déclarée de leurs structures. Même l’opinion sportive nationale trouve indécent ce procédé dont les desseins de ses promoteurs sont clairs comme de l’eau de roche : perpétuer la mainmise d’un groupuscule de personnes sur cet organisme ô combien stratégique. Comme stratégie, c’est du cousu main ! Figurez-vous que ces messieurs, une fois réélus, n’auront aucune attache fédérale, donc aucun compte à rendre. Ce qui fait qu’ils deviendront des «gentlemen touristes» aux frais de la princesse COA. Les gens se demandent si ces indus occupants du COA ont une conscience pour occuper des places qui ne leur appartiennent pas. D’ailleurs, et les quidams et les techniciens se rejoignent sur certaines vérités implacables nées de la réalité sportive algérienne. Est-ce que ces cols blancs olympiques (où-l’on- pique), aux antipodes des soucis des sportifs algériens, ont fait émerger au niveau international, la discipline qu’ils représentent ? Tous restent sceptiques. Réminiscences ! Extravagance journalistique quand tu nous tiens ! Devant le négatif tableau sportif, et tous les observateurs avisés convergent vers un constat d’échec tout en enfonçant le clou pour dire qu’il est déjà trop tard pour rattraper le train, un homme et son groupuscule tiennent tête à l’ensemble du MSN pour claironner à la fanfaronnade que tout est satisfaisant, relayés par d’illustres scribouillards en quête de miettes récompensatoires qui osent approuver ce procédé électoral. Dieu merci, ils se comptent sur les doigts d’une main et ils sont notoires. Pour la vox populi, ce n’est pas l’Algérie qui est un pays étrange, manquant de compétences, mais plutôt c’est la gestion anachronique de ceux qui ont les commandes des instances sportives, portés, dans leur écrasante majorité, sur le clientélisme, la magouille, la «complotite», menant le sport algérien vers la faillite généralisée. On se rappelle, avant de prendre congé de vous, chers lecteurs, le conseil lancé en 1995 par un membre du bureau exécutif du COA à ses pairs, leur demandant de partir, tout comme le président, pour sauvegarder l’honneur, la dignité de l’institution. Ce jour-là, une personne, M. Boukhari, SG du COA de son état, avait prié les chamailleurs de prendre la porte de sortie comme signe d’honnêteté intellectuelle et morale.
O. K.

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