samedi 29 novembre 2008
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Eddawla H’nina !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Présidentielle 2009. Les choses se précisent. On signale déjà…

… un lièvre, une perdrix…

Les journalistes sont d’éternels grognons. Prenez un exemple pour illustrer la chose. Ils se plaignent tout le temps que les ministres et leurs ministères ne communiquent pas. Mais lorsqu’un ministre communique, personne ou presque n’y fait allusion. Ce n’est pas juste ! Y a un ministre qui a communiqué ce jeudi lors d’une émission radio de la Chaîne III. On lui a demandé des explications sur un sujet vachement sensible, et il a donné toutes les explications demandées. Ce ministre ne s’est d’ailleurs pas contenté de donner des réponses aux questions que les journalistes du plateau lui posaient. Non ! Il a anticipé sur toutes leurs questions à venir, et même sur celles qui ne venaient pas ou que les confrères ne comptaient pas franchement faire venir. Il est allé encore plus loin en donnant des chiffres. Des chiffres forcément officiels, puisque c’est lui, ministre officiel d’une république officielle, qui les divulguait sur une radio officielle. Et je trouve idiot, imbécile, forcément dommage que ces chiffres donnés si diligemment par notre ministre, fournis sans contrainte, servis à l’envi, présentés sur un écrin, avec des rubans et des dragées autour, ne soient pas répercutés de façon plus large. Je veux donc réparer cette injustice faite à un ministre communiquant et disposé à se mettre à table sans torture. Jeudi donc, sur la Chaîne III, en fin de journée, Djamel Ould Abbès, ministre de la Solidarité, a communiqué les chiffres suivants à propos de la charte de réconciliation nationale et des indemnisations de terroristes : le ministre a ainsi révélé qu’il avait reçu une enveloppe globale de… 21 milliards. Au jour d’aujourd’hui, donc celui de jeudi, le ministre nous a informé, nous les auditeurs attentifs, qu’il avait puisé… 9 milliards de cette enveloppe dans le cadre indemnitaire. Et il a précisé que pour tous les tangos encore en vie, s’étant rendus, ayant bénéficié de la loi sur la réconciliation nationale, ayant obtenu par voie de justice leur réintégration au sein des entreprises d’où ils avaient été exclus pour la raison que l’on sait, l’Etat, donc lui et son ministère en l’occurrence, avait versé un peu plus de… 600 millions de dinars. Pourquoi 600 millions de dinars et des poussières ? Parce que ces pauvres égorgeurs d’enfants n’ont pu — forcément — cotiser à la Sécurité sociale pendant la période au cours de laquelle ils égorgeaient. Et donc, aujourd’hui, pour la reconstitution de leur plan de carrière en vue de leur retraite, ces cotisations non perçues posaient problème et nos frères des montagnes risquaient de se retrouver sans pension pendant leurs vieux et paisibles jours. Ce qui aurait été intolérable, non ? Voilà ! J’espère que ces chiffres mal répercutés au départ, insuffisamment médiatisés à mon goût, vous seront parvenus. Et j’espère que vous les aurez appréciés à leur juste valeur. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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