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Pourquoi la poésie déclenche-t-elle à ce point les passions ? Pourquoi ne permet-elle que l'adhésion, voire une certaine forme d’addiction, jusqu'à la folie, à la manière d'Hölderlin ou d'Artaud, ou la belle et froide indifférence, un peu cynique souvent, du banquier du coin ? La poésie demeure encore, quand on veut faire dans la caricature, le truc des rêveurs, de celles et ceux qui voient le monde filer dans sa frénésie en effeuillant, comme dirait Brassens, la marguerite. Il y a comme quelque chose d’anachronique d’en faire. Et encore davantage de l’aimer et de l’écouter.
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