dimanche 14 decembre 2008
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La fable du lièvre et du téléphone !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Algérie. Quelle est la différence entre la présidentielle de 2004 et celle de 2009 ?

La date !

C’est l’énigme vétérinaire du moment. Oui ! Oui ! Vous avez bien lu. Une énigme pour tous les vétérinaires du pays. Appelés d’urgence, ces braves toubibs sont bien forcés de reconnaître que le phénomène qu’on leur a demandé d’observer, d’expliquer, voire de soigner, est unique, inédit, incroyable. Imaginez un peu. Depuis quelque temps, des lièvres, plusieurs lièvres sans que l’on sache leur nombre exact, ont adopté un comportement anormal pour des lièvres. Ces bêtes-là se sont soudain postées à proximité d’appareils téléphoniques et ne bougent plus de là. Cul à terre, oreilles dressées à mort, narines frémissantes et petit cœur battant, ces lièvres attendent. Visiblement, même si pour l’heure, les vétérinaires se montrent plutôt réservés, les lapins attendent des téléphones qu’ils se manifestent. En gros, qu’ils sonnent, quoi ! Un truc somme toute banal pour un téléphone. Car, on a beau dire, on a beau inventer des tas d’options aux téléphones, la fonction photo, la fonction vidéo ou la fonction annonce des horaires de la prière, un téléphone, ça sert d’abord à téléphoner. Mais un lièvre en attente de la sonnerie d’un téléphone, là, nous ne sommes déjà plus dans la normalité. Qu’un lièvre soit à proximité d’un téléphone par hasard, ou parce que tout autour de la cabine téléphonique a été planté un champ de carottes, je comprendrais. Mais là, non ! Y a aucun champ de carottes dans le périmètre de tous les téléphones auprès desquels veillent nos lièvres. Du moins, en surface, visibles à l’œil nu. Certains vétérinaires, spécialistes de la psychologie compliquée du lièvre et adeptes à leur temps perdu de nouvelles technologies, ont osé un début d’explication pour le moins osé, limite délirant. Selon eux, si les lièvres attendent avec autant de frénésie, assis le cul par terre devant des téléphones, c’est que les carottes pourraient bien, à la longue, jaillir des combinés. Vers les mois de mars/avril, période faste pour les carottes. Avec tout le respect que j’ai pour les vétérinaires et pour leurs patients, les lièvres, je n’ose croire à une telle théorie. Par contre, je suis sûr que les chasseurs sauront apprécier à sa juste valeur la seule information digne d'intérêt dans toute cette histoire abracadabrante : pour espérer tirer un bon lièvre, cherchez la cabine téléphonique ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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