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Algérie. Quelle est la différence entre la présidentielle de
2004 et celle de 2009 ?
La date !
C’est l’énigme vétérinaire du moment. Oui ! Oui ! Vous avez bien lu. Une
énigme pour tous les vétérinaires du pays. Appelés d’urgence, ces braves toubibs
sont bien forcés de reconnaître que le phénomène qu’on leur a demandé
d’observer, d’expliquer, voire de soigner, est unique, inédit, incroyable.
Imaginez un peu. Depuis quelque temps, des lièvres, plusieurs lièvres sans que
l’on sache leur nombre exact, ont adopté un comportement anormal pour des
lièvres. Ces bêtes-là se sont soudain postées à proximité d’appareils
téléphoniques et ne bougent plus de là. Cul à terre, oreilles dressées à mort,
narines frémissantes et petit cœur battant, ces lièvres attendent. Visiblement,
même si pour l’heure, les vétérinaires se montrent plutôt réservés, les lapins
attendent des téléphones qu’ils se manifestent. En gros, qu’ils sonnent, quoi !
Un truc somme toute banal pour un téléphone. Car, on a beau dire, on a beau
inventer des tas d’options aux téléphones, la fonction photo, la fonction vidéo
ou la fonction annonce des horaires de la prière, un téléphone, ça sert d’abord
à téléphoner. Mais un lièvre en attente de la sonnerie d’un téléphone, là, nous
ne sommes déjà plus dans la normalité. Qu’un lièvre soit à proximité d’un
téléphone par hasard, ou parce que tout autour de la cabine téléphonique a été
planté un champ de carottes, je comprendrais. Mais là, non ! Y a aucun champ de
carottes dans le périmètre de tous les téléphones auprès desquels veillent nos
lièvres. Du moins, en surface, visibles à l’œil nu. Certains vétérinaires,
spécialistes de la psychologie compliquée du lièvre et adeptes à leur temps
perdu de nouvelles technologies, ont osé un début d’explication pour le moins
osé, limite délirant. Selon eux, si les lièvres attendent avec autant de
frénésie, assis le cul par terre devant des téléphones, c’est que les carottes
pourraient bien, à la longue, jaillir des combinés. Vers les mois de mars/avril,
période faste pour les carottes. Avec tout le respect que j’ai pour les
vétérinaires et pour leurs patients, les lièvres, je n’ose croire à une telle
théorie. Par contre, je suis sûr que les chasseurs sauront apprécier à sa juste
valeur la seule information digne d'intérêt dans toute cette histoire
abracadabrante : pour espérer tirer un bon lièvre, cherchez la cabine
téléphonique ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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