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A Timimoune, une maman donne naissance à un bébé doté de
trois bras.
Tu seras député, mon fils !
Coup sur coup, nous nous sommes «inquiétés» au Soir d’Algérie du fait qu’Abdekka
maintienne le suspense autour de sa candidature et du fait, aussi, que Louisa
Hanoune temporise avant d’annoncer qu’elle ira aux élections. Des fois, pas
toujours heureusement, nous nous créons nos propres inquiétudes là où les
principaux concernés ne voient que cheminement bonhomme et pépère à leurs
ambitions. Pourquoi diantre Boutef s’empresserait- il de nous annoncer qu’il
sera candidat à sa propre succession ? L’homme n’en est plus à cette étape
antédiluvienne du processus électoral à l’algérienne. Il nous a déjà annoncé
qu’il serait encore là pour cinq autres années. Il nous a même détaillé le
programme de son prochain quinquennat. Logique avec lui-même, cartésien version
rive sud de la Méditerranée, il en est déjà à une autre étape. Celle de sa
campagne. Et c’est ainsi qu’il vient de s’inviter à parader à Ghardaïa en fin de
semaine. Pendant que nous, encore coincés par des codes procéduraux, nous en
étions à nous inquiéter de ce «terrible» suspense qu’il faisait planer sur nos
pauvres têtes. Même bonhomie tranquille chez la mère Louisa. En passe d’égaler,
puis de battre le record d’Arlette Laguiller en termes de candidatures
successives aux destinées du pays, Hanoune se démarque tout de même de
l’employée du Crédit Lyonnais par un aspect fondamental, et lui aussi
caractéristique du trotskysme version rive sud de la Méditerranée. Lorsque
Arlette annonce dans les temps sa candidature, Louisa, elle, a tout le temps. Ce
temps, cet agenda, cette feuille de route tracée qu’elle finira bien par
trouver, le moment venu, en «pack lahbab» dans sa boîte aux lettres. Et c’est
ainsi qu’elle annoncera son entrée en course dans un certain temps, en temps
opportun pour paraphraser l’humoriste Fernand Raynaud. En cela, elle est
respectable, Arlette. Moins respectables par contre ceux qui continuent
aujourd’hui encore, alors que les moteurs de l’avion présidentiel affrété pour
Ghardaïa tournent déjà et que les bendirs chauffent sur les décombres des
dernières inondations, à nous laisser entendre que rien n’est joué, que Abdekka
pourrait ne pas demander finalement un 3e ticket. Ceux-là sont franchement
méprisables. Parce qu’ils nous méprisent en déballant effrontément dans leurs
parapluies de camelots ce genre de marchandises avariées. Regardez bien le
manche du parapluie. Il porte la mention «avril 2004». Je fume du thé et je
reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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