Actualités : SOMMET ARABE CONSACRÉ À LA QUESTION PALESTINIENNE
Le oui … mais de l’Algérie


L’éventualité de la tenue d’un sommet de la Ligue arabe se précise. Sans y être opposée, l’Algérie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, considère que cette réunion ne doit cependant pas être une simple formalité.

Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Mourad Medelci estime que des initiatives courageuses peuvent être prises en dehors de ce cadre, faisant allusion à la rupture des relations diplomatiques avec Israël. S’exprimant sur les ondes de la Chaîne internationale de la Radio, le ministre des Affaires étrangères a estimé que si des pays membres de l’organisation des pays arabes voulaient prendre une telle décision, rien ne les empêchait de le faire. Pour Medelci, la seule chose qui pourrait motiver une telle réunion, c’est d’arriver avec des propositions concrètes pour consolider la cohésion des Palestiniens et «aller vers du concret». Il s’est d’ailleurs félicité du fait que la Mauritanie ait rappelé son ambassadeur en Israël. S’exprimant au sujet de l’agression israélienne à Ghaza, le chef de la diplomatie algérienne a indiqué que l’espoir reste suspendu à une réaction du Conseil de sécurité de l’ONU mais semble ne pas trop y croire. Il craint que l’ONU ne puisse arriver à un consensus autour d’une résolution appelant à l’arrêt de l’offensive militaire, ou que même en arrivant à ce consensus, Israël refuse de se conformer à la décision onusienne. S’exprimant au sujet de la tragédie qui se joue en Palestine, le ministre des Affaires étrangères a estimé que ce qui s’y passe est un véritable holocauste, une tragédie humaine que la communauté internationale doit faire cesser en urgence.
N. I.

UPM
L’Algérie n’est pas candidate au secrétariat général

L’Algérie ne brigue pas de poste au niveau du secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée (UPM) et semble se diriger vers le soutien de la candidature de la Jordanie. Mourad Medelci a indiqué hier sur les ondes de la Chaîne internationale que l’Algérie n’était nullement attachée à un tel poste et qu’elle s’attachait plutôt à faire avancer un débat de fond sur la nature de cette instance. Le chef de la diplomatie a en effet expliqué que si la dernière réunion de Marseille avait permis de concrétiser certaines avancées comme l’acceptation de l’UMA comme partenaire dans le processus, elle avait fait apparaître certaines divergences au sujet du format que devait prendre cette institution. La déclaration de Paris évoquait en effet un «secrétariat léger et technique», or les propositions faites lors de la rencontre de Marseille sont en contradiction avec cette recommandation. L’Algérie a fait des propositions pour que soit retenu le premier format.
N. I.

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