jeudi 08 janvier 2009
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Régions : TIZI-OUZOU
La crise s’enlise à l’APC d’Aït-Aïssa Mimoun


Le blocage de l’APC d’Aït- Aïssa Mimoun semble parti pour durer. La réunion de l’Assemblée de dimanche dernier n’a finalement servi à rien, les choses étant restées en l’état.
La session a été convoquée pour trancher deux points se rapportant à l’adoption des postes budgétaires et à la budgétisation des projets déjà inscrits au titre de l’année 2008. Lors de la réunion, un élu du FLN était absent. Dès l’entame des débats, la polémique s’engage entre le maire et les élus de l’opposition. «Vous n’êtes plus le président de l’APC depuis le mois d’août 2008, considérez- vous comme un élu sans plus», a déclaré un élu en faisant allusion au retrait de confiance à cette époque au président de l’APC. Celui-ci prend sa défense. «Votre retrait de confiance est rejeté par l’administration depuis lors», a-t-il rétorqué. Mais il se trouve que le rejet, si rejet il y a, n’a pas été notifié aux élus, comme exigé par la réglementation en vigueur. Le maire est resté bouche bée, lorsqu’il lui est demandé d’exhiber la notification de rejet. Ayant démontré leur volonté de travailler dans l’intérêt de la commune mais pas avec le même président, les élus opposants quittent la salle de délibérations, contraignant le maire à abréger la réunion. Non sans avoir lu une déclaration à cet effet. Ces élus avaient signé une motion de défiance contre l’actuel maire en date du 23 août 2008. Depuis, aucune notification ne leur est parvenue signifiant l’approbation ou carrément le rejet de la part des services de l’administration de wilaya. Or, selon la loi relative à la commune, dans l’une de ses dispositions, elle stipule qu’une délibération a un délai de quinze jours pour se voir soit approuvée ou rejetée. A défaut, la délibération devient exécutoire de fait. Mais voilà que le président de l’APC crie à qui veut l’entendre que le retrait de confiance est rejeté par l’administration, alors qu’il n’a aucun écrit corroborant ses dires. Les élus de l’opposition vont bientôt saisir le wali de Tizi-Ouzou pour le relancer au sujet du retrait de confiance. Car, à leurs yeux, cette situation est devenue intenable. La crise risque de s’enliser et ce, au détriment de l’intérêt de la population. Le président de l’APC contesté ne veut pas lâcher du lest pour trouver un compromis avec ses adversaires. Il veut mener la barque tout seul sans consulter les membres de l’assemblée. Ce qui n’est pas du goût des élus qui animent l’opposition.
Gaya B.

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