Il est situé sur l’avenue Souidani- Boudjemaâ (ex-Foureau Lamy). C’est l’un des plus anciens et plus prestigieux palaces d’Alger. L’hôtel Saint- George a hébergé des hôtes de marque : le prince et la
princesse de Galles Edouard VII et Alexandra, le général Eisenhower,
Simone de Beauvoir, le baron de Rothschild, Rudyard Kipling…
• Ancien palais turc
Ce célèbre hôtel a été construit sur cette partie d’Alger, appelée
durant l’occupation française Mustapha Supérieur. A l’origine, c’était
un palais turc.
• Guiauchain : père, fils et petit-fils
Dans la famille Guiauchain, je demande le grand-père, Pierre Auguste
(1806-1875), architecte en chef de la ville d’Alger dès 1834 ; le père
Georges (1840-1908) et enfin, le fils, Jacques (1884-1960). Le premier
l’acheta, le second le transforma en pensionnat de jeunes filles en 1889
et le troisième le réaménagea en hôtel en 1927. Ils étaient tous
architectes.
So British !
Les clients anglais étaient très nombreux à séjourner à l’hôtel Saint-
George. Le doux climat d’Alger les attirait, surtout en hiver. «Les
hiverneurs britanniques se sentaient si bien qu’ils arrivaient par
vagues successives, s’installant sur les hauteurs d’Alger (El-Biar et
Mustapha Supérieur) très appréciées pour leur beauté et leur calme. Ils
rachetèrent d’anciennes résidences ottomanes et en bâtirent de nouvelles
sous la houlette de l’architecte anglais Bucknall (1833-1895)
spécialiste du style néomauresque. Parmi ces résidences anglaises : La
villa Djenane El-Mufti, devenue villa Arthur (située en dessous de
l’hôtel Saint- George) ; l’Emerald Park (chemin des Glycines) actuelle
résidence de l’ambassadeur du Royaume- Uni.
George sans «S»
L’hôtel Saint-George a été baptisé ainsi en hommage au saint patron de
l’Angleterre : Saint George (sans «S»).
• Un brin d’histoire
Une plaque, à l’entrée de l’un des salons, «le salon des ambassadeurs»,
rappelle que c’est là qu’a eu lieu la conférence franco- américaine du
10 novembre 1942, au surlendemain de l’opération Torch. L’armistice
entre le général américain Park et l’amiral Darlan (haut commissaire de
l’Afrique française) fut signé le 10 novembre 1942 dans cet hôtel.
Le QG du général Eisenhower
A côté de la chambre qu’occupe le général Einsenhower, une plaque
commémorative a été apposée : «le général Dwight Eisenhower, commandant
en chef des forces expéditionnaires alliées en Afrique du Nord a tenu
son quartier général dans cette chambre entre novembre 1942 et décembre
1943.»
De l’hôtel Saint- George à l’hôtel El Djazaïr
Après des travaux d’expansion et de réaménagement sous la direction
de l’architecte Fernand Pouillon et la collaboration du céramiste
Mohamed Boumehdi, l’hôtel Saint- George fut rebaptisé El Djazaïr, en
1982.
SabrinaL
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