Stade de l’Unité maghrébine de Béjaïa, affluence record, temps pluvieux, très mauvaise organisation, arbitrage du trio libyen Adel Rai, Abdelatif Traki, Ibrahim Fakch. Avert. : Khaled El Korbi (32’), Sadek El Arbi (61’), Bassila (80’), Larbi Madri (90+2’) EST Lahmar (33’), Mehira (37’), Messali (65’) JSMB. JSMB : Saoula, Megateli puis Ghazi (86’), Belakhdar, Bouchetta, Messali, Dellalou, Mehia, Belkheir puis N’djeng (76’) Boukessassa, Boulemdaïs, Lahmar. Entr. : Djamel Menad EST : Larbi Madri, Sameti Lakbel, Wissam El Bakri, Khaled Badra, Sadek Larbi, Janvier Bessala puis Zaïd Derbali (86’), Khaled El Korbi, Skander Cheikh, Oudjedi Bouazi (Youcef Messak 90’+1’), Esso Konan (Yousfi 70’), Hamza Telali Entr. : Maher Kenzari Les Kabyles de la Soummam n’ont finalement pas réussi à mieux faire
qu’un match nul à l’occasion de cette phase aller de la finale de la
Coupe de l’UNAF dans leur antre face à l’Espérance de Tunis. Un résultat
qui complique à coup sûr la tâche des Vert et Rouge pour la manche
retour, prévue dans 15 jours en Tunisie, même si les Béjaouis gardent
espoir de voir leur équipe renverser la vapeur et revenir avec ce
trophée. La première période de jeu fut légèrement dominée par les Vert
et Rouge. Aussitôt le coup d’envoi de la partie après la minute de
silence observée à la mémoire des victimes de l’agression israélienne
dans la bande de Ghaza, les camarades de Messali se sont rués à l’assaut
de la citadelle tunisienne sans toutefois réussir à trouver la faille. A
plusieurs reprises, Belkheir (13’), Dellalou (19’) ou encore Boulemdaïs
qui s’est avéré un véritable poison pour la défense espérantiste ont
raté le but libérateur pour leur équipe. Devant l’inefficacité du
compartiment local, les Sang et Or de Tunis reprennent confiance pour
quadriller merveilleusement le terrain. Les Tunisiens ont fait preuve de
leur expérience grâce à une très bonne circulation de la balle et en
remportant tous les duels. Les capés de Kenzari amorcèrent de temps à
autre des contres par l’entremise de Bouazi et Bessala sans néanmoins
menacer dangereusement Saoula. A la 45’, Belkheir tente sa chance d’un
superbe coup de tête mais le keeper Larbi Madri dans une position idéale
écarte le danger. La même physionomie de jeu sera observée au retour de
la pause-citron. Les Vert et Rouge s’illustrent par une domination
stérile. En effet, une minute à peine s’est écoulée de la deuxième
mitemps, lorsque Belkheir judicieusement servi, a préféré user de
dribbles échouant lamentablement d’ouvrir la marque. Grâce à une
parfaite clairvoyance dans le jeu, les Sang et Or empêcheront les locaux
d’être tranchants à l’approche de la zone de vérité. C’est ainsi que
dans les dix dernières minutes de jeu de la partie, sur un centre de
Boukessassa sur le flanc droit, Boulemdaïs à l’affût, d’un tir puissant,
trouve à la parade le keeper tunisien qui sauve in extremis son équipe
d’un but fait. Evoluant intelligemment, les visiteurs ont réussi à
annihiler tous les assauts bougiotes. Les Espérantistes de Tunis
donneront même des sueurs froides à la galerie béjaouie dans les temps
additionnels lorsque sur un tir des 25m de Skander, Saoula a dû étaler
toute sa classe pour écarter le danger et c’est sur ce score de parité
zéro partout que le referee libyen renvoie les deux teams aux
vestiaires. Il faut néanmoins saluer la sportivité du public béjaoui qui
a fortement applaudi les deux équipes à la fin de la partie.
A. Kersani
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