
Actualités : LES APPELS À UN CESSEZ-LE-FEU S’INTENSIFIENT Israël décide de poursuivre son offensive contre le Hamas
Israël poursuit ses attaques militaires contre la bande de Ghaza, pour le treizième jour, malgré les appels à un cessez-le-feu international, accompagnés de marches et de rassemblements populaires, organisés dans de nombreuses capitales mondiales. Lyès Menacer - Alger (Le Soir) - Les soldats de l’armée israélienne encerclent toujours les plus importantes villes de la bande de Ghaza, où des combats terrestres violents ont lieu avec les hommes armés du Hamas, selon différentes sources présentes sur place. Les bombardements de l’aviation israélienne soutiennent, en parallèle, l’avancée de leurs troupes. Mardi, ces bombardements ont visé trois écoles onusiennes d’aide aux réfugiés (UNRWA), où des dizaines de Palestiniens s’étaient réfugiés. Cette attaque à Jabaliya dans le nord, la plus meurtrière depuis le début de l’agression israélienne, a tué 43 Palestiniens et blessés plus de 100 autres personnes, selon des sources médicales palestiniennes. L’ONU a dénoncé cet acte qui a visé deux autres écoles à Ghaza et Khan Younès dans le sud, où cinq autres personnes ont péri sous les bombes. Concernant Jabaliya, Israël a affirmé que ses forces avaient riposté à des tirs d'obus depuis l'école, selon l’AFP. Cette information a été démentie par les responsables de l’organisation onusienne qui ont affirmé que «l'ONU est sûre à 99,9% qu'il n'y avait ni activistes ni d'activités militaires dans l'école visée par l'armée israélienne». Ces attaques et celles qui ont eu lieu dans la journée d’hier ont ainsi porté le nombre de morts à presque 700 personnes et à plus de 2000 le nombre de blessés en 12 jours. «Près d'un tiers des 689 Palestiniens tués par l'armée israélienne lors de son offensive contre le Hamas à Ghaza sont des enfants et des adolescents âgés de moins de seize ans», ont annoncé hier les services d'urgence palestiniens, rapporte encore l’AFP, citant le chef de service, Mouawiya Hassanein. La concentration des attaques israéliennes sur les zones habitées, sous prétexte que les soldats du Hamas s’y réfugient, est l’une des raisons qui ont aggravé la situation dans la bande de Ghaza. L’ampleur de ce drame a fait réagir l'organisation internationale Save the Children qui a exprimé hier sa «préoccupation croissante face au nombre d'enfants et de membres de leurs familles, forcés à fuir les bombardements et leurs maisons détruites». A noter que plus de 1,5 million de Palestiniens vivent dans la bande de Ghaza où les conditions de vie se dégradent de jour en jour. Des femmes et des enfants souffrent de soif, de faim et de manque de soins sous la menace des bombes israéliennes qui ont tué un travailleur humanitaire de l’ONG Care International et blessé grièvement son fils. Pour sa part, la Banque mondiale a alerté contre les sanitaires qui menacent la vie de près de 10 000 habitants de la bande de Ghaza, suite à l’effondrement du système d’égouts causé par les bombardements israéliens. Selon un communiqué de la BM, les pompes qui évacuent les eaux usées vers des bassins dans le nord de la bande de Ghaza sont à l'arrêt pour défaut de courant électrique et de fioul. L’aggravation de la situation dans les territoires palestiniens pousse ainsi un nombre de plus en plus important de voix à demander un cessez-le feu immédiat de l’offensive israélienne contre le Hamas. Ce que ne semble pas vouloir faire Tel Aviv, décidé à aller jusqu’au bout de sa logique. L. M.
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