|
Justice. On se dirige vers l’instauration du travail d’intérêt
général pour les jeunes détenus. Je propose l’application de la
même peine à ceux qui nous…
…gouvernent !
Les Arabes voudraient bien se réunir en sommet extraordinaire pour se porter
au secours de Ghaza et des Palestiniens, mais ils butent sur un problème réel,
un vrai obstacle, une bonne grosse embûche, un point hyperimportant non encore
résolu : les frères n’arrivent pas à tomber d’accord sur la date de ce
sommet. Comme je les comprends ! Faut surtout pas croire qu’un sommet arabe,
même extraordinaire, surtout extraordinaire, ça se prépare comme ça, en
claquant des doigts. D’abord, il faut s’entendre sur le choix des doigts à
claquer. Ça ne marche pas avec n’importe quel doigt ! Il serait faux de
penser qu’il suffit de frotter le pouce et le majeur pour que le sommet arabe
puisse se tenir. Il y a frottement et frottement. Il suffit que les doigts des
dirigeants arabes soient humides ou gluants de la sauce de leur repas de midi
pour que le claquement logiquement attendu du contact entre le pouce et le
majeur ne produise qu’un bruit à peine audible, quasiment inexistant sur l’échelle
très précise des décibels. Rien que ce grand raté, ça vous fout à l’eau
votre sommet. Et à supposer même que les doigts soient bien secs, produisent
le son attendu et soient entendus par toutes les nations arabes qui se
concertent en vue de décider de la date de ce sommet, subsistera un autre gros
écueil. Certains pays arabes, et pas des moindres, peuvent — c’est leur
droit le plus absolu — remettre en cause le choix du pouce et de l’index
pour la production du claquement. C’est culturel ! Civilisationnel, même !
Les pays du Golfe, géographiquement proches de l’Asie, ont une approche
radicalement différente du processus de claquement de doigts. Ces frères-là n’ont
jamais recours au pouce et au majeur. Le contact entre ces deux doigts-là
précisément est considéré dans ces contrées comme hautement hérétique,
limite blasphématoire. Le pouce seul à une fonction. Il se lève
automatiquement dès que s’approche un Américain. Le majeur, seul lui aussi,
a une autre fonction. Il se lève tout aussi systématiquement dès que la
populace se met en tête de parler un peu fort de démocratie. Mais les deux
ensemble, accolés, jamais ! Sauf en affaires, bien sûr. Dans ce cas-là, pouce
et majeur, yadjouz ! On le voit donc, les discussions sur la date du sommet
arabe extraordinaire consacré à la Palestine risquent de prendre encore un peu
de temps. Mais, comme le résume si bien le bon vieux dicton arabe : «Koul
oûtla fiha kheïr». Tout retard apporte son bien. J’en connais un autre de
dicton, celui-là typiquement algérien : je fume du thé et je reste éveillé
à ce cauchemar arabe qui continue.
H. L.
|