samedi 10 janvier 2009
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Les Arabes et les graves questions de l’heure !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Justice. On se dirige vers l’instauration du travail d’intérêt général pour les jeunes détenus. Je propose l’application de la même peine à ceux qui nous…

…gouvernent !

Les Arabes voudraient bien se réunir en sommet extraordinaire pour se porter au secours de Ghaza et des Palestiniens, mais ils butent sur un problème réel, un vrai obstacle, une bonne grosse embûche, un point hyperimportant non encore résolu : les frères n’arrivent pas à tomber d’accord sur la date de ce sommet. Comme je les comprends ! Faut surtout pas croire qu’un sommet arabe, même extraordinaire, surtout extraordinaire, ça se prépare comme ça, en claquant des doigts. D’abord, il faut s’entendre sur le choix des doigts à claquer. Ça ne marche pas avec n’importe quel doigt ! Il serait faux de penser qu’il suffit de frotter le pouce et le majeur pour que le sommet arabe puisse se tenir. Il y a frottement et frottement. Il suffit que les doigts des dirigeants arabes soient humides ou gluants de la sauce de leur repas de midi pour que le claquement logiquement attendu du contact entre le pouce et le majeur ne produise qu’un bruit à peine audible, quasiment inexistant sur l’échelle très précise des décibels. Rien que ce grand raté, ça vous fout à l’eau votre sommet. Et à supposer même que les doigts soient bien secs, produisent le son attendu et soient entendus par toutes les nations arabes qui se concertent en vue de décider de la date de ce sommet, subsistera un autre gros écueil. Certains pays arabes, et pas des moindres, peuvent — c’est leur droit le plus absolu — remettre en cause le choix du pouce et de l’index pour la production du claquement. C’est culturel ! Civilisationnel, même ! Les pays du Golfe, géographiquement proches de l’Asie, ont une approche radicalement différente du processus de claquement de doigts. Ces frères-là n’ont jamais recours au pouce et au majeur. Le contact entre ces deux doigts-là précisément est considéré dans ces contrées comme hautement hérétique, limite blasphématoire. Le pouce seul à une fonction. Il se lève automatiquement dès que s’approche un Américain. Le majeur, seul lui aussi, a une autre fonction. Il se lève tout aussi systématiquement dès que la populace se met en tête de parler un peu fort de démocratie. Mais les deux ensemble, accolés, jamais ! Sauf en affaires, bien sûr. Dans ce cas-là, pouce et majeur, yadjouz ! On le voit donc, les discussions sur la date du sommet arabe extraordinaire consacré à la Palestine risquent de prendre encore un peu de temps. Mais, comme le résume si bien le bon vieux dicton arabe : «Koul oûtla fiha kheïr». Tout retard apporte son bien. J’en connais un autre de dicton, celui-là typiquement algérien : je fume du thé et je reste éveillé à ce cauchemar arabe qui continue.
H. L.

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