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Belkhadem a déclaré : «Notre objectif pour la présidentielle,
c’est un taux de 60%.» Il a raison le bougre !
S’il n’y a que 60% de taux…
… d’abstention, c’est déjà
une victoire pour eux
Depuis les expériences du docteur Frankenstein, on n’en connaît pas d’autres.
Des scientifiques de différentes nationalités se sont bien consacrés à cette
branche très marginale des sciences médicales, celle de la résurrection des
morts, en vain. Certains d’entre eux ont même consacré leur vie entière à
ça, sacrifiant famille et santé, délaissant leurs doux et confortables
intérieurs pour élire domicile à proximité des cimetières, dans le secret
espoir d’avoir à disposition rapidement des cadavres plus ou moins «frais»
ou du moins récemment décédés et tenter aussitôt sur eux le rêve fou de l’humanité
et des écrivains de science-fiction ou de contes fantastiques, redonner vie à
un mort, à un corps que les légistes auront classé «définitivement
inerte». Rien ! D’autres encore sont repartis vers les textes, comme dans une
quête éperdue d’une formule secrète qui aurait échappé à tous leurs
pairs. Rien, là aussi. Ni les textes anciens, ni le génie créatif d’Allan
Edgar Poe ne les auront aidés. D’autres encore ont pris le chemin des
pyramides d’Egypte, s’y sont introduits secrètement et ont tenté d’arracher
aux pharaons l’ultime secret, le parchemin sur lequel est tracé le croquis du
retour du royaume des morts vers celui des vivants. On ne revit plus ces
profanateurs de tombes. Il aura fallu attendre ces derniers jours. Ces
malheureux petits derniers jours. Pour voir enfin le vieux rêve fou se
réaliser. Et ce «miracle» a eu lieu en… Algérie ! Oui ! Vous avez bien lu
! En Algérie, khouya ! C’est sur notre bonne vieille terre d’Al Djazaïr
que la résurrection d’un mort vient d’avoir lieu. Un vrai mort. Pas un truc
de prestidigitateur, ni un machin vicieux de magicien qui nous fourguerait la
résurrection d’un vivant afin de nous épater. Non ! Les mecs qui ont réussi
ce pari dingue ont bien travaillé sur un corps totalement mort.
Scientifiquement mort. Reconnu mort par tous. Et à partir de cette dépouille,
ils ont réussi à refaire naître la vie. A lui redonner mouvement. A lui
impulser paroles, actes et pensée. Rendons donc grâce à des «cerveaux» bien
algériens qui viennent de ressusciter le macchabée Ali Benhadj. Yaâtikoum
essaha, yal' f’houla ! Bravo messieurs ! Je fume du thé et je reste
éveillé, le cauchemar de la nuit des morts vivants continue.
H. L.
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