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Quoi de mieux qu’un drame lointain suffisamment chargé d’émotions
identitaires pour faire diversion ? Son déclenchement (27 décembre 2008) fut
presque perçu comme une divine circonstance afin de désavouer à la fois le
lourd débat sur la prochaine présidentielle et inoculer à la contestation du
front social une sorte de mauvaise conscience. Présent et prégnant, le
génocide de Ghaza sert moins la positive solidarité dont se gargarisent avec
ruse les dirigeants qu’il ne fonctionne comme un abcès de fixation pour
détourner l’opinion de ce qui la concerne en premier lieu. Une parenthèse
inespérée pour le régime en butte à ses scénarios avortés en vue de sa
reconduction.
Suite...
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