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Selon Belkhadem, Abdekka sera le dernier à déposer son
dossier de candidature à l’élection présidentielle. Normal !
Ne dit-on pas…
…dernier arrivé, premier servi !
Le ministre de l’Education l’a promis, juré ! En 2016, il y aura 0%
d’analphabète en Algérie. Pas en 2017. Pas en 2015. Non ! En 2016. Du coup,
cette date devient très importante à mes yeux. Elle signifie énormément de
choses. D’abord, que le système va connaître des purges. Fatalement, lorsqu’on
voit et qu’on entend certains spécimens qui le composent. Analphabètes
multilingues, seulement mus par leur instinct de la rapine et de l’intérêt
familial et tribal. Ensuite, on devrait assister à la fin du vote à main levée à
l’Assemblée, étant entendu que si l’expression du choix par le levage de bras
dans cette chambre avait été maintenu jusque-là, c’était juste pour permettre à
ceux qui ne savent ni lire, ni écrire, ni appuyer sur le bon bouton de dire
quand même pour qui ils ont voté. Ou du moins pour qui on leur a ordonné de
voter. Ensuite, il pourra être envisagé un meilleur dialogue entre les
enseignants grévistes et les brigades anti-émeutes sur le point de les tabasser,
étant entendu que jusque-là, les premiers parlaient la langue de la faim et que
les seconds utilisaient celle de la matraque, décalage linguistique débouchant
fatalement sur un clash. Ensuite, il faudra bien que des journaux entament une
vaste opération de recrutement, vu qu’il y aura de la place à l’embauche dans
des rédactions décimées par la promesse et l’engagement de Benbouzid. Ce ne sont
là que quelques exemples des changements qu’induira le 0% d’analphabète en 2016.
Une perspective réjouissante, il faut bien l’admettre. Mais qui a un prix. Un
prix fort. Nous serons obligés de garder Benbouzid jusqu’en 2016. Au moins pour
vérifier s’il tient parole ! Je fume thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
H. L.
P.S. : Un fidèle lecteur à la vigilance redoutable m’a apporté les
précisons chirurgicales suivantes, après la chronique d’hier mardi dans laquelle
je m’interrogeais sur les leaders fantômes de partis politiques qui
n’apparaissent qu’à la veille des élections. Ce lecteur a déniché une activité
politique au sieur Omar Bouacha, chef du Mouvement pour l’Infitah. Il a animé un
meeting à Guelma, le 3 mai 2007. Rassemblement au cours duquel Bouacha a appelé
à un changement de la carte géopolitique de l’Algérie. Toutes nos excuses donc à
Monsieur Bouacha qui, en cinq ans, a tout de même organisé un meeting.
Le Fumeur de thé
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