samedi 24 janvier 2009
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Désolé, je n’ai rien d’autre
pour commencer la semaine !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Rédha Malek claque la porte de l’ANR. Le parti se retrouve dans de beaux draps. Qui va payer …

…la réparation de la porte cassée ?

Au moment où le président noir du pays le plus puissant de la planète danse un slow langoureux avec sa sculpturale épouse, fait mumuse avec ses deux adorables fifilles, plaisante avec le magistrat qui lui fait prêter serment, fait pleurer de bonheur des nanas et des mecs de plus de 70 ans et qui n’avaient jamais espéré voir ça de leur vivant, respecte son premier engagement de campagne en signant, dès son installation dans le bureau ovale, le décret de fermeture de Guantanamo, dit clairement à la face du monde qu’il est fier d’appartenir à un pays multiconfessionnel où se côtoient chrétiens, musulmans, juifs, hindous et athées, que se passe-t-il en Algérie, pays gouverné par un Blanc aux yeux bleus ? Les députés de l’Assemblée nationale votaient l’article 175 bis sanctionnant les harraga et ceux qui les convoient en mer. Le procès de la 3e vague des émeutiers de Chlef était reporté, faute d’avocat, vu que les familles des prévenus n’avaient pas assez d’argent pour se payer les services de défenseurs. A Constantine, 15 enseignants étaient condamnés à deux mois de prison avec sursis pour avoir commis le plus horrible des crimes, celui de s’être rassemblés pacifiquement devant le siège régional de la Direction de l’éducation. Et à travers tout le pays, 15 Algériennes et Algériens vérifiaient aux dépens de leurs vies que rien n’est fait pour les protéger de pluies, qualifiées ici de torrentielles et provoquant l’émission immédiate de BMS, de bulletins spéciaux, alors qu’ailleurs, là où les égouts ont encore une fonction, 20 centimètres de pluie sont considérés pour ce qu’ils sont, au fond : une petite ondée. Et après ça, après tout ça, t’as un tas de journaux, de femmes et d’hommes politiques, de la majorité et de l’opposition gentille et domestique, qui viennent répondre tranquillement à la question que personne ne leur a vraiment posée : «Que peut attendre l’Algérie d’Obama ?» Rien, khouya, rien ! Juste qu’il continue de me faire rêver et que ma parabole ne tombe pas en panne. C’est tout ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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