Actualités : LAKEHAL RABIA, DIRECTEUR DE LA SANTÉ D’ALGER :
«Malgré les insuffisances, beaucoup a été fait»


Le directeur de la santé de la wilaya d’Alger, Lakehal Rabia, a reconnu, hier, lors de son passage au forum de Radio El Bahdja, l’existence de «dysfonctionnements et insuffisances» pour la prise en charge des malades par certaines structures de santé.

Lotfi Mérad - Alger (Le Soir) - «Mais cela ne saurait, selon lui, effacer les efforts consentis dans l’amélioration des conditions d’accueil et de prise en charge des malades». Il en veut pour preuve le budget de 176 milliards de centimes alloué à cet effet par les pouvoirs publics et qui a permis d’ouvrir, à titre d’exemple, 16 unités de prise en charge de la tuberculose et des maladies respiratoires ainsi que la réhabilitation de 77 dispensaires dont 30 achevés. Selon Lakehal Rabia, il y a surtout un déficit d’ordre organisationnel puisque en matière d’encadrement, Alger, qui compte 1 médecin pour 440 habitants, est dans les normes. Un déficit organisationnel mais, aussi, «en circuit de prise en charge des malades dans les différents hôpitaux qu’il faut revoir», note encore le même responsable. S’agissant des unités de dépistage et de suivi (UDS), implantées au niveau des établissements scolaires, le directeur de la santé de la wilaya d’Alger a précisé que leur nombre avoisine les 84. Soit une moyenne de une UDS pour 8 000 élèves. Il ajoutera dans ce cadre que sur les 57 communes que compte la capitale, 54 disposent d’une UDS. L’orateur précisera à ce propos que la mise en place de ces structures repose sur un arrêté interministériel (éducation et santé). Lakehal Rabia souligne que la gestion de ces structures relève du secteur de l’éducation. «Nous, nous offrons la ressource humaine », dira-t-il. Chiffres à l’appui, il indiquera que la santé scolaire à Alger compte 252 médecins, 219 dentistes, 71 psychologues, 100 paramédicaux et 115 adjoints de santé scolaire. Là encore, le responsable relèvera des insuffisances dans la couvertures de certains établissements scolaires qui ne disposent ni d’infirmerie ni de médecin en cas d’urgence. «Nous avons la santé que nous pouvons et jamais celle que nous voulons», ironise-t-il.
L. M.

Les projets du secteur de la santé pour les cinq prochaines années
Plusieurs nouvelles structures hospitalières et de santé seront réalisées à travers la capitale dans le cadre du plan quinquennal 2009-2014, a indiqué, hier, le directeur de la santé de la wilaya d’Alger Lakehal Rabia. Il s’agit, selon ce responsable, d’un centre de cardiologie et de chirurgie cardiopédiatrique qui sera implanté à Sidi- Abdellah «dont les travaux viennent de commencer», d’un complexe mère-enfant et de gériatrie, d’un institut national de cardiologie, d’un grand hôpital pour brûlés. Celui-ci sera probablement realisé à l’est d’Alger dans la zone industrielle de Rouiba. A cela s’ajoutent un hôpital pour enfants, trois établissements généraux de 240 lits (Ouled Fayet, Draria et Baraki), dont «les dossiers d’appel d’offres pour la maîtrise d’ouvrage sont en cours d’élaboration », ainsi que quatre maternités de 150 lits à Douéra, Rouiba, Bir-Mourad-Raïs et Aïn Benian. Pour ce qui est de la prise en charge des toxicomanes, trois nouvelles structures seront construites, selon toujours Lakehal Rabia, à Drid Hocine, Chéraga et Bordj-El- Kiffan.
L. M.

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