mardi 27 janvier 2009
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Avant l’heure, c’est jamais l’heure,
après l’heure, il a le droit quand même !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Quel est le comble du bonheur ? C’est de voir les monstres qui voulaient propager la peste verte se faire ratatiner par la … 

…peste noire !

Sujet de réflexion profondément intéressant proposé hier lundi par mon journal en une : «Pourquoi Bouteflika tarde à annoncer sa candidature.» Je ne veux surtout pas passer pour l’idiot du village et rester en marge de ce genre de débats passionnants. Et sur le fait même que Abdekka tarde à dire qu’il ira bien à cette élection, j’ai, moi aussi, ma petite idée. J’en ai même plusieurs que je soumets à votre appréciation. Je pense tout d’abord que Boutef’, comme tout être humain, peut avoir des absences, et ainsi oublier de remonter sa montre, d’en régler l’heure et la date. Je suppose dans la foulée, ample et gymnastique, en considérant toujours que le candidat pas encore déclaré est un être humain fait de chair et d’os, que Abdekka a lui aussi, comme nous tous, été touché par la grippe sévère qui sévit depuis des semaines dans le pays. Cette année, plus que les années précédentes et sûrement moins que les années à venir, la grippe a été particulièrement méchante et handicapante. Et l’on peut donc supputer que le président est sous la couette, terrassé par une forte fièvre, secoué par une toux et des éternuements à faire pleurer de compassion Khalida. Il n’attendrait alors que la guérison et la dernière larme de la belle au bois vachement dormant pour se déclarer. Je me laisse aller à supposer (j’adooooore cette tournure de phrase surannée !) je me laisse donc aller à supposer également que Boutef’, à chaque fois qu’il est sur le point d’annoncer officiellement sa candidature, en est empêché par la sonnerie du téléphone, l’appel à la prière, le va-et-vient de ses nombreux frères (Allah ibarek !), les appels au secours lancés des caves de la présidence par le professeur Zitouni, les demandes d’audience jumelées formulées par Hassan Hattab et Abderezzak El Para ou encore l’arrivée de Tayeb Louh venu en personne remettre au raïs sa carte de sécu Chifa, valable ici en Algérie, ainsi qu’en république du Val-de-Grâce. Autant de motifs sérieux, crédibles et qui justifient à mes yeux ainsi qu’à ceux de mon opticienne que le président sortant n’ait pas encore eu le temps d’annoncer qu’il allait de nouveau rentrer là où, de toutes les façons, il n’est jamais vraiment sorti. Faut donc juste s’armer de patience, en prenant tout de même le soin de déclarer cette arme aux autorités. Car l’heure est au désarmement. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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