Culture : JOURNÉES DU FILM EUROPÉEN À ALGER
Du drame… à la comédie !


C’est demain que les journées du film européen ouvriront leurs portes au public algérois. L’Occident s’invite pour une seconde édition après deux ans d’absence. Une question de budget, selon Laura Baeza Giralt, ambassadrice de la délégation de la Commission européenne en Algérie, qui a annoncé les couleurs de ce nouveau rendez- vous lors d’un point de presse, hier, à la salle Frantz-Fanon - Oref. Des couleurs et des nouveautés issues d’une quinzaine de nations européennes, selon l’ambassadrice, seront projetées jusqu’au 11 février à la salle- Ibn-Zeydoun.
C’est aussi une fenêtre sur les productions européennes, seize au total, dont deux longs métrages dédiés aux enfants qui sont prévus au programme de cette manifestation. Le Portugal ouvrira le bal avec une œuvre cinématographique qui date de 2005. Alice du réalisateur Marcos Martins est le parcours d’une vie. L’histoire d’une piste dans un paysage urbain en mouvement. Le récit d’un père à la recherche de sa fille disparue depuis 193 jours. Une deuxième projection portugaise La gueule que tu mérites du réalisateur Miguel Gomes, (2004) est prévue le mercredi 11 février à 15h30. Il s’agit d’une parodie sur le comportement avant et après la trentaine. Du drame à la comédie romantique des Pays-Bas Tout n’est qu’amour de Joram Lûrsen sera projetée à 13h30 jeudi 5 février. L’amour sera au menu de ce week-end ou plutôt un conte de fée puisqu’il est question d’un jeune prince néerlandais, de son garde du corps, d’une adolescente et de sa meilleure amie : tous amoureux ! Encore de la passion avec Le bonheur de Bohdan Slàma qui représente la République tchèque. Ce film tragicomique de 102 min, réalisé en 2005, retrace le récit de deux enfants délaissés par une mère dépressive. Confiés à une voisine depuis son départ, la mère guérie revient un jour les récupérer. L’Italie sera représentée lors de ces journées par L’abbufata un film réalisé par Mimmoi Calopresti. Le décor est planté sur une rive de la Méditerranée. Seul horizon de Diamante, un village, en Calabre. La trame de cette fiction évolue autour du projet ambitieux de trois jeunes du village, qui veulent réaliser un film. L’Allemagne a choisi d’offrir une perspective de son quotidien. Au programme du lundi 9 février Kebab Connection (2005), du réalisateur Anno Saul. Une comédie fracassante à coups d’épées et de bouteilles pour dire sa fierté dans les différences culturelles.
Samira Hadj Amar

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