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C’est quoi le plus dur dans des études universitaires ?
Le resto U !
Je viens m’inscrire en faux contre tous ceux, et ils sont malheureusement de
plus en plus nombreux, qui pensent que la prochaine élection présidentielle est
d’ores et déjà jouée, vide de tout suspense, réglée par avance. Ce n’est pas
vrai ! C’est même un mensonge énorme de la part des personnes qui croient cela
et qui tentent d’influer sur notre jugement citoyen et responsable. Moi, je fais
mien le slogan de la campagne qui n’a pas commencé et qui dit «ne laisse pas
quelqu’un d’autre décider pour toi». Oui ! Je refuse de laisser quelqu’un
d’autre me suggérer que la présidentielle est dénuée de tout enjeu. Non ! Il y
a, derrière ce scrutin tant décrié, un enjeu énorme, gued Aâz’rin ! Qui peut me
dire de manière sûre et certaine, sans doute possible, sans l’ombre fraîche
d’une marge d’erreur, sans l’once fine d’une hésitation, si Abdekka va garder
Ouyahia après sa réélection ? Hein ? Ça vous la coupe, la chique ? Le voilà
l’enjeu colossal. Boutef gardera-t-il son Monsieur Elections ou le
remplacera-t-il par Belkhadem, son Monsieur 100%, 50% Soudan, 50% Iran ? Mais
non, M’sieur ! Désolé ! Ce n’est pas la même chose ! Garder Ouyahia, c’est un
message. Le remplacer par Belkhadem, c’est un autre message. Laisser ces deux-là
sur le carreau et propulser Soltani Premier ministre, c’est encore un autre
message. A qui seraient adressés tous ces messages ? Je ne le sais pas Môssieur
! Je ne peux pas tout savoir, voyez-vous ! Et je ne peux surtout pas m’occuper
de tout, moi ! Vous me voyez, à mon âge, suivre à la trace chaque message, le
filer pour savoir à qui il est destiné ? Il doit y avoir des gens plus habilités
à établir la traçabilité des messages adressés au travers du maintien ou du
remplacement d’un Premier ministre. A eux de faire leur part du boulot. Moi,
j’ai la mienne. Celle qui consiste à vous rappeler que, finalement, le sport
national en Algérie, loin, fort loin devant le football, c’est celui des chaises
musicales. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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