Actualités : AFFAIRE DE L’APC DE ANNABA
L’un des mis en cause terrassé par une crise cardiaque


L’un des accusés dans l’affaire dite de l’APC de Annaba, en l’occurrence l’ex-vice-président Ali Laouamri, est décédé dans la matinée d’hier. Il a été terrassé par une crise cardiaque quelques minutes à peine après sa sortie du tribunal où il avait comparu devant la cour d’appel de Annaba.
La nouvelle de son décès a été confirmée par une source hospitalière à Ibn-Rochd où le corps sans vie du défunt avait été évacué. Selon des sources concordantes, c’est en quittant le tribunal qu’il se serait senti mal. Membre de l’APC de Annaba où il avait assuré la vice-présidence durant plusieurs années et où il a été maintenu après la création des Délégations exécutives communales (DEC), Ali Laouamri était connu pour sa droiture et son engagement à servir la collectivité. Au plus fort des actes terroristes, et malgré les menaces de mort dont il était l’objet tout autant que le président de la DEC, tous deux élus sur listes de partis politiques différents, Laouamri avait poursuivi ses activités au service de la population de Annaba. L’affaire, qui a éclaté en 2006 et dans laquelle le défunt est cité au même titre que l’ex-P/APC, l’ex-secrétaire général ainsi que des cadres et entrepreneurs, avait fait grand bruit sur la place publique à Annaba. Selon l’acte d’accusation, il leur est reproché un détournement de deniers publics, une mauvaise gestion et des dépassements d’une valeur de 132 milliards de centimes qu’ils auraient commis durant les mandats de 1992-1997 (DEC) et 1997-2002 (APC). Constamment sous pression, le défunt n’avait pas supporté ces accusations qu’il n’a pas cessé de récuser. L’audience d’hier, au cours de laquelle les magistrats ont estimé utile une troisième expertise, était certainement celle de trop pour ce père de famille dont l’intégrité morale est connue de tous.
A. Bouacha

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