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Election présidentielle du 9 avril. A moins de deux mois
du scrutin, tout est fin prêt. Même le…
…taux de participation !
Je vous l’avais promis hier, dans la chronique qui traitait de la NEUTRALITE
: aujourd’hui, nous allons nous intéresser à un autre incontournable des
élections algériennes, la TRANSPARENCE. Nous tenterons d’expliquer, entre
autres, des phénomènes surnaturels qui gravitent autour de ce mot. Ainsi, la
communauté scientifique locale et internationale n’arrive toujours pas à
expliquer pourquoi, dès la sortie du mot «transparence» de la bouche d’un gros
ponte du régime, le ciel s’assombrit soudain, les nuages s’amoncellent,
réduisant à néant toute visibilité, alors qu’aucun BMS, bulletin météo spécial,
ne prévoyait un aussi brusque changement de temps. Autre phénomène inexpliqué.
Ceux qui prononcent régulièrement le mot «transparence», au moins tous les cinq
ans, sont toujours entourés, encadrés par des malabars portant des lunettes
noires qui vous empêchent de voir la couleur de leurs yeux. Des expériences
menées en laboratoire ont également démontré que le mot «transparence»,
lorsqu’il était prononcé par des quidams, de simples citoyens curieux de leur
citoyenneté et ne faisant pas partie du sérail, produisait toujours le même
effet. Neuf fois sur dix, les quidams étaient plongés dans le noir d’une
cellule. La dixième fois, ils étaient portés disparus. En toute transparence,
bien sûr. Autre effet bizarre induit par l’emploi du mot «transparence» dans un
communiqué officiel annonçant la tenue prochaine d’un scrutin présidentiel,
celui de vous pousser à vite appeler chez vous pour dire et redire aux vôtres
que vous les aimez, qu’ils vous manquent et que vous avez laissé un peu d’argent
dans le pot à moutarde forte planqué dans le compartiment freezer de votre
réfrigérateur, entre la margarine et le yaourt anti-ballonnement. Au cas où !
Des nutritionnistes indépendants ont noté, de leur côté, que les enfants nourris
en face de l’ENTV, à 20 heures, avaient tendance à avaler plus vite leur compote
lorsque le journaliste aboyait le mot «transparence ». Autant de phénomènes
étranges, bizarres, parfois inquiétants et qui nous interpellent. Qui nous
interpellent d’autant plus que le fait de prononcer ailleurs le mot
«transparence» dans d’autres contrées, dans d’autres pays ne déclenche pas
autant de phénomènes extraordinaires. EXTRAORDINAIRE ! Voilà un autre
incontournable des élections à l’algérienne. Nous le passerons au crible demain.
En attendant, fumez du thé et restez éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.
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