|
Pourquoi Abdekka ne s’est-il pas encore officiellement
engagé dans la course ? Parce qu’un détail, trois fois rien,
n’a pas encore été réglé.
Son score !
Bienvenue dans l’I.C.G.D. L’Immense Chapiteau du Grand Délire. Désolé, je ne
peux pas appeler cela autrement. C’est du délire ! Une sénatrice française, du
PS (si ! si ! cette formation existe encore) faisant partie d’une délégation des
Bouches-du-Rhône a été reçue par Abdekka. Et à la sortie de cette entrevue de
plus de 3 heures (une moyenne nationale honorable), la brave dame a révélé aux
confrères de l’AFP que Bouteflika aurait évoqué la possibilité de sa succession
au pouvoir, aurait défini devant elle le profil de son successeur. A ce
niveau-là de confidences, je me demande comment Abdekka n’est pas allé jusqu’à
livrer à notre sénatrice française, en exclusivité, le nom de celui qui va le
remplacer. Ça nous aurait économisé du temps, de la salive et de l’encre. Non !
Assurément, la seule conclusion à tirer de ce gros délire, c’est que le Parti
socialiste français va décidément très mal. En plus de ne travailler que 35
heures, en plus de se choisir une nouvelle patronne qui est au sourire et à la
sympathie ce qu’est Benhadj à l’humanisme, le PS français entend à présent des
voix ! L’une de ses sénatrices jure sur Jean Jaurès et Léon Blum réunis qu’elle
a bien entendu Abdelaziz Premier affirmer qu’il se retirait de la course au 3e
mandat. Ya Madame, rabbi yah'dik ! Le monsieur a changé une constitution pour
l’ajuster à sa taille. Il a convoqué des députés, leur a fait faire les beaux,
en ayant pris le soin, juste avant leur numéro, de leur offrir un nonos. Il a
installé un comité national de campagne. Des comités régionaux. Il oblige nos
enfants à suer sur des examens portant sujet «Elections». Les formulaires de
soutien circulent partout, même en prison et dans les centres pour grabataires.
Et à côté de tout cela madame la sénatrice, en face de cette montagne d’indices
forts, probants et indiscutables d’une réélection du sieur pour la 3e fois à la
tête du pays, vous voudriez que nous accordions plus de crédit à votre
«sentiment ». A votre impression cueillie à la sortie d’une soulerie verbale de
3 heures. J’ai connu scénario mieux ficelé, M’dame. En 2004, au moins, ils
avaient fait l’effort du casting et de la trame. Bon retour en France, madame.
Ce beau pays. Le pays d’une autre dame qui entendait elle aussi des voix et qui
termina très mal ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
|